QUAND se CONJUGUENT les PERILS NAIT ce qui SAUVE

QUAND se CONJUGUENT les PERILS NAIT AUSSI ce qui SAUVE.
Quand la loi ne porte plus le bien commun, ni la justice, et que la nature est à bout de souffle et empoisonnée, il est grand temps d’entrer en désobéissance notamment civile, de se révolter, de chercher à sortir du système et pas seulement de transitionner écologique en délaissant le social et en maintenant l’économie meurtrière du Capital…
On peut par en bas, justement sortir du système. C’est d’ailleurs à portée de main. Des milliers de révolutions silencieuses se fédérant dans une convergence démocratique (au sens pouvoir du peuple) ! pour une résilience collective en DDT. Un chemin vers ce but intermédiaire : les municipales !!! Le Capitalisme comme système est né dans le sang du trafic des épices, de la conquête des mondes orientaux, de leur spoliation, de celle des petits paysans (les Enclosures en GB), de la mise en place des fabriques, de l’esclavagisme (allez voir Django de Tarantino) et de la colonisation Devenu impérialiste pour ses débouchés et matières première a causé la guerres de 14 -18 : “On croît mourir pour sa patrie et on meurt pour des industriels” Jaurès…
Face à la menace communiste, il a accouché du nazisme. Les industriels allemands en 33 somment Hiddenbourg de nommer Hitler (28% des voix seulement) comme grand chancelier d’Allemagne. Face à la montée du Front populaire les industriels français collaborent avec leurs collègues nazis (Cf Annie Lacroix RIZ)… Après la victoire militaire sur le nazisme, c’est la guerre contre le communisme, qui se prétend alternative et de fait opprime son peuple. Naissances de la Trilatérale luttant contre la Charte de la Havane, naissance du FMI de la BM et de l’OMC spoliant les peuples du sud par les Intérêts de la dette et les ajustements structurels, marginalisation du Droit et de l’ONU pour offrir aux multinationales US es richesses de l’Irak et les transits de pipe line par l’Afghanistan, naissance de l’Europe des marchands, des marchés libres et non faussés, au faux parlement, sous la tutelle d’une commission non élus… tous ligués contre les peuples et les états redistributeurs.
L’effondrement du communisme dit réel qui s’était auto discrédité en capitalisme d’état et en système policier et mafieux a bien été aidé par la ruineuse et catastrophique course à l”équilibre de la terreur.
Maintenant la TROIKA, (Commission européenne, Banque européenne FMI) est le meilleur soutien des banques et des multinationales, et ce corset dictatorial étrangle les peuples via le service de la dette, l’austérité… avec la complicité des gauches libérales et des Etats.
Et même les fabriques du consentement (médias dominants, systèmes délégatifs, éducation, culture Mainstream, d’évasion…) qui font partie intégrante du système, arrivent à obtenir la passivité, voire le consentement de larges parties du peuple. Celui-ci  a dû intérioriser le récit du réel produit par la domination symbolique des puissants économiques également propriétaires des moyens de la production intellectuelle et culturelle… mais aussi par les modèles de vie proposés essayés et adoptés pour écouler les productions de masse inutiles, superflues et mortelles pour la vie sur terre.

Nouvelle éducation populaire ?

Bref si les consciences sont désormais largement colonisées (colonisation de l’intérieur), la fonction de l’éducation populaire – en particulier celle qui se veut “nouvelle” pour se distinguer de l’institutionnalisation de feu l’éduc pop  réellement d’initiative populaire – voir “L’éduc pop ils n’en ont pas voulu” de F Lepage  c’est, de provoquer par mille canaux à l’émergence de “prises de conscience”  de la dictature économique du Capital comme de celle de la culture de la croissance du productivisme, de la concurrence , entre autre sous l’angle du “coût du travail” visant à réduire encore la part du salaire dans le partage de la valeur ajoutée….
Bref il y a un immense besoin d’éducation populaire ! Et ce n’est pas l’apanage de ceux celles qui s’en réclament… pour décoloniser les consciences !
Tous les mouvements qui ont une vision globale des effondrements commençants en font par diverses formes et canaux. Cela va de la participation aux luttes concrètes (délocalisations et fermetures d’usines, terres agricoles artificialisées, gaz de schistes, pesticides, OGM, grands travaux inutiles, nucléaire, publicité, grandes surfaces, migrants…), à l’expérimentation d’alternatives sociales et écologiques (voire d’écologie sociale) en passant par des supports  pratiques et projets locaux mobilisant  les moins favorisés plutôt côté auto production collective (comme les jardins partagés en HLM, les reprises en scop,  les SCIC ou les coopératives intégrales en pays basque, et aussi les listes citoyennes comprenant 10% des habitants (DDT et  BP sur le site Cen).
Bien que encore peu nombreux, (ceci est un appel à nous rejoindre (*) on se bouge, on se  creuse , on coopère, on participe par ici sur Rhône Alpes et Drôme Ardèche à des “convergences” comme à Lézan ou dans le collectif inter-associatif syndical citoyen  “ville campagne” (qui a sauvé 60 ha de terres agricoles menacées) comme lors du Forum de la transition ardéchoise en avril (on aimerait un bis, avec transition économique et sociale) ou plus récemment sur le front anti disparition des associations… etc.
On tente des partenariats pour planter des comestibles aux pieds des HLM ou parcs, pour associer les plus défavorisés en sortant des cercles créatifs et culturels,  avec aussi les trocs de graines hors catalogue et techniques de permaculture, ou pour “Agiter” une localité (cf “Agitons Die” en juin 2013), tout en animant moultes cinés débats ou soirée DDT (démocratie directe territoriale), un site, une liste d’échanges…
On s’appuie sur  des films comme Marinaleda, Peak Oil Of Cuba, Montdidier, …donnant à voir des exemples enthousiasmants d’autonomie énergétique intégrale (comme Güssing) et alimentaire (cf Mouans Sartoux, Ungersheim), des cantines bio 100% avec terres maraîchères sous propriété communale et gestion directe) et sur les avancées au mondial (Porto Alegre) ou régionales (Vandoncourt) de démocratie directe , ou de participation aux décisions sur les budgets, afin de donner un débouché “politique” global mais territorialisé (pour commencer) à toutes ces révolutions silencieuses à toutes ces actions “villes et territoires en transition” ou autres oasis agro-écologiques  peu ou prou séparées les unes des autres.
On les colporte comme puissants supports à la reprise d’optimisme et de confiance pour “réarmer” les consciences pour un meilleur rapport des forces pour développer un mouvement de réponse collective en terme de refinancement des biens communs peu à peu abandonnés par  un état serviteur et sauveur des banques.
Par exemple, on peut financer des maisons médicales communales de prévention et de soins dont alternatifs, sur les bénéfices de production par des unités publiques de fourniture d’énergie (pour les services en priorité sur le mode sobriété/efficacité, via de petites unités de bio gaz méthane avec cogénération ou de parc éolien en propriété et régie municipales et/ou en SCIC…
Cette réponse résiliente publique et collective qui contribue à sauver le  grand nombre face aux périls qui s’additionnent,  suppose une gouvernance locale englobante en forme de budget géré par la population (les procédures concrètes existent) et de démocratie générale (politique économique mais aussi culturelle visant à faire de chaque territoire ou cité ou quartier une contre capitale culturelle ou tous sont créateurs selon les mots de B. Lubat dont les deux tiers des habitants du village co-produisent pour le festival d’Uzeste musical) (*)
En tant que nouvelle éducation populaire, nous ambitionnons juste de prendre part à donner vie à une transition économique sociale écologique qui ressemble à une sortie (ou un dépassement) du système par le local pour commencer…peut-être un peu à la manière du Chiapas toutes choses inégales par ailleurs? (**)
André Duny
Coordonnateur de la CEN
(*)
De fait sans doute la meilleure des anti-vague bleue marine
(**)
Des commissions sont en train de naître : énergie, alimentation agriculture, démocratie directe, éducation…Des groupes locaux …
Le site voit sa fréquentation monter à 600/800 visites/jour, contact de la Cen : ce sont 7 personnes, Echanges une liste ouverte de discussion de 300 personnes, COOPCEN liste des adhéren/tes,  CA-CEN une mensuelle ou bi-mensuelle et la prochaine AG au 1er février, à la Mairie de  Cornas (banlieue de Valence) où sont conviés tous/tes les adhéren/tes …

2 commentaires sur “QUAND se CONJUGUENT les PERILS NAIT ce qui SAUVE”

  1. Oui André, et pour faire un bond en avant se porter candidat à la vie de sa commune est la première marche du tremplin. Ensuite s’ouvrir la porte des coulisses de l’Europe, et bienvenue sur ma liste. On se voit au Salon Primevère comme d’habitude. Yves Pomel

  2. Non DDT !
    Démocratie directe territoriale (pas que référendum ou tirage au sort mais délibérations du budget par au moins 10% des habitants : 130 candidats pour 12 conseillers à Saillans
    Pas monter dans un système qui trahit les aspirations du peuple mais faire que le peuple gère ses oignons…en direct
    Pas changer d’avis changer la vie pas se servir mais servir

    C’est possible (cf soirées Hauteville)

    Europe des marchands, non merci ! Là une histoire à débattre au téléphon

    La Cen ne va pas tenir de stand à Primevère car désormais trop cher

    Mais on passera je pense

    Redis moi où t’habites ?

    Amicalement

    André

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