Chronologie des principales mesures néolibérales du PS, quand il est au pouvoir, depuis 1982

 

Passons pudiquement sur les grandes ambiguïtés de la période de la première année de l’arrivée des socialistes en 1981, et notamment sur le début de la désindustrialisation massive, notamment de la sidérurgie. Passons aussi sur la tentative, déjà, d’échanger les 39 heures contre une flexibilité accrue, qui échouera devant les mobilisations spontanées. En juin 1982, à peine un an après l’élection de Mitterrand, c’est le « tournant de la rigueur » qui ouvrira la « parenthèse libérale », jamais refermée. La vraie rigueur aurait consisté à tout faire pour tenir les engagements de campagne et ne pas décevoir les classes populaires qui avaient amené la victoire pour la gauche. En fait de rigueur, c’est en réalité l’instauration en France, par le PS, du néolibéralisme. Ce virage spectaculaire sera annoncé par Pierre Mauroy, Premier ministre, dramatisant la contrainte extérieure, et concocté par Jacques Delors, qui était alors le très influent ministre des Finances (nomination qui en dit déjà long sur la détermination réelle de rupture de Mitterrand).

C’est le début d’une stratégie dans laquelle nous sommes toujours pour l’essentiel, celle nommée alors de « désinflation compétitive », centrée sur la lutte contre l’inflation salariale et nominale, sur la politique monétaire du franc fort, tentant de coller au mark, entraînant comme conséquence directe l’accélération significative du chômage de masse. Le chômage de masse avait commencé à apparaître au fur et à mesure des années 1970 et de la première mondialisation commerciale et monétaire avec le GATT, le financement de la dette publique par le marché, l’abandon de la convertibilité en or du dollar et l’instauration des monnaies flottantes, et le premier plan de « rigueur » de Raymond Barre, Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Mais ces derniers n’ont pas pu aller aussi loin que ce qu’impulsera Mauroy et concoctera Delors.

La mesure la plus emblématique de ce virage essentiel est le blocage des salaires, plus tard suivi par la fin de l’indexation des salaires sur les prix, que l’on appelait « l’échelle mobile des salaires et des prix ». Elle est désormais rendue illégale par les « socialistes ». Le tout était déjà justifié par la supposée contrainte extérieure, la construction européenne qui commence à être présentée comme un objectif majeur, l’aide aux entreprises qui créent supposément les emplois, les « charges » patronales jugées excessives, le poids de l’Etat, la nécessité de la compétitivité et de la primauté du commerce extérieur, la « rigueur » courageuse mais régénératrice qui produira ses effets bénéfiques sur l’emploi plus tard, la politique de l’offre, la flexibilité, les profits d’aujourd’hui qui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain (toujours remis à la Saint Glinglin), la baisse de l’impôt car « trop d’impôt tue l’impôt »… Bref, toute la verroterie idéologique du néolibéralisme est déballée, reprise en cœur par des médias enthousiastes. Ils sont ravis que l’on abandonne les fondamentaux de la gauche « archaïque » et que l’on allie libéralisation à tout va, modernisme sociétal et bons sentiments, soutien aux énergies privées et à l’ex contre-culture, à la décentralisation, bref à tous les thèmes privilégiés par les « modernistes », pour le maximum de liberté dans la « société civile » et le moins d’intervention publique et d’Etat social. L’efficacité du PS pour imposer facilement des choses que la droite aurait eut bien du mal à faire passer en force s’explique pour une part importante par le silence des syndicats. La CGT n’a pas voulu mobiliser les salariés contre un gouvernement qui se disait « de gauche », alors que FO et la CFDT soutenaient activement une bonne partie de cette réorientation engagée par le PS. Plus aucune force politique ou syndicale n’est donc là pour faire contrepoids à l’inclusion de la France dans l’ordre institutionnel néolibéral, initié et essentiellement réalisé (plus des deux tiers, et les mesures les plus essentielles) par les gouvernements que l’on continue par inertie de nommer socialistes.

La « crise » (en fait un changement de régime capitaliste) sera alors présentée comme une opportunité de modernisation. On rejouera l’éternelle comédie des Anciens contre les Modernes, et on verra poindre des convergences entre les élites « modernisatrices » de droite et de gauche, partisans des réformes contre les étatistes, jacobins et autres populistes, totalitaires en puissance. La logique principale est celle-là : si l’objectif de basse inflation, qui suppose la contrainte salariale, est prioritaire, alors le marché intérieur est impacté négativement (du fait du lien évident entre niveau moyen des salaires et niveau moyen de la demande solvable). Si l’on veut néanmoins un minimum de croissance afin de ne pas faire exploser le chômage, il ne reste plus qu’à miser sur les débouchés extérieurs puisque les débouchés intérieurs sont déprimés. Pour miser sur le commerce extérieur il faut être compétitif pour prendre des parts de marché à ses concurrents. La baisse des salaires contribue à la possibilité de baisser les prix à l’export, et donc à la compétitivité-prix. Lutte contre l’inflation et priorité au commerce extérieur vont donc tous les deux dans le sens de la déflation salariale. Désormais, la seule voie soutenue par le PS pour sortir du chômage de masse est la compétitivité et donc un régime permanent de basse pression salariale. Si l’inflation passera de 12% à 2%, et si la part des salaires dans la valeur ajoutée baissera de 10 points sous les régimes socialistes, le plein-emploi ne sera jamais retrouvé, et le chômage de masse s’aggravera et s’amplifiera régulièrement. Cette solution présentée comme miraculeuse pour allier modernité et plein-emploi se révèlera un échec complet. C’est plutôt une magnifique réussite pour les classes dominantes, qui virent les taux de profit repartir à la hausse. Car on ne remplace pas le marché intérieur par le marché extérieur dans une économie développée sans gros dégâts macro-économiques et sociaux. L’expérience en grandeur nature nous l’a prouvé depuis maintenant trois longues décennies néolibérales, période initiée et en grande partie réalisée par le PS et ses alliés.

C’est sous le gouvernement Fabius que se réaliseront deux des transformations les plus structurantes et déterminantes pour le pays : l’accélération de la « construction » européenne, décisive pour la déconstruction des institutions politiques nationales afin de court-circuiter les processus démocratiques orientant la politique économique et sociale ; et la financiarisation de l’économie et des budgets publics. En 1984, après la stratégique désindexation des salaires sur les prix, Jacques Delors, jamais à court de mauvaises idées, brise ce que Clinton (la « gauche » est toujours en pointe pour les mesures de structure) n’arrivera à imposer qu’en 1999 aux Etats-Unis : la fin de la séparation décidée sous de Gaulle en 1945 des banques de dépôt et des banques d’affaires. Rappelons que, grâce à ce cloisonnement des activités bancaires, le pays n’était pas (ou beaucoup moins) à la merci d’un krach boursier avec la création des banques dites universelles. La spéculation financière bénéficie depuis, ipso facto, de la garantie publique, car le risque de faillite en chaîne devient trop grand avec des banques détenant les actifs du public. Elle redouble donc d’ampleur et c’est le retour de l’instabilité bancaire. Merci le PS.

Jacques Delors, « socialiste » qui pour les classes possédantes vaut effectivement de l’or, sous l’impulsion de François Mitterrand lors du sommet de Fontainebleau (1984), commence aussi à préparer la même année, avec comme acolyte un autre socialiste impressionnant de socialisme, Pascal Lamy, l’Acte unique européen. Ce sera un traité européen essentiel signé en 1986, mettant en place le marché unique européen, basé sur la concurrence et ouvrant celle-ci aux importations mondiales et aux marchés financiers mondiaux. Il donnera à la fois un coup de fouet à la mondialisation commerciale et financière, ainsi qu’à la construction d’un ordre institutionnel brisant tous les processus démocratiques, soustrayant ainsi l’économie de la pression de ces derniers. C’est donc l’organisation méthodique par ces deux membres du PS des trois piliers de la mondialisation néolibérale. Ils en deviendront d’ailleurs des dirigeants essentiels dans les institutions cardinales de cette dernière, Delors à la présidence de la Commission européenne et Lamy à la présidence de l’OMC (qui succèdera en 1994 au GATT). Rajoutons un autre socialiste fameux, Dominique Strauss-Kahn bien plus tard à la tête du FMI, et nous voyons que nous pouvons compter sur les socialistes pour nous protéger de la mondialisation…

1985 voit Bérégovoy, ministre de l’Economie et des Finances puis Premier ministre, initier le véritable départ de la dérégulation financière. Pour réaliser cette complexe opération stratégique, il est très bien conseillé par son directeur de cabinet Jean-Charles Naouri. Ce dernier est un « socialiste » bon teint, classé en 2009 par la revue Challenges 63e fortune française, après avoir dirigé, entre autres, le groupe Casino, accompagne de Claude Rubinowicz. C’est encore un « socialiste » bien sûr, à la tête de sociétés de conseils en stratégie financière, ce qui ne l’empêche pas d’assurer d’éminentes responsabilités publiques et d’être en même temps inspecteur général des finances. Car il n’y a rien de plus efficace, dans ce monde-là, que d’être juge et partie. Plusieurs décisions techniques importantes sont prises : autorisation pour les banques et les entreprises d’emprunter sur le marché des titres courts négociables ouverts à tous les investisseurs, création de bons du Trésor négociables, création d’un vaste marché hypothécaire ouvert à tous les agents économiques…

Mais 1986 restera la grande année de la dérèglementation financière, réalisée par la même équipe « socialiste » :

  • Assouplissement du contrôle des changes qui aboutira en 1990, toujours sous gouvernement socialiste et avec l’équipe de Bérégovoy, à la levée totale de tout contrôle des changes. Désormais, toute notre économie est soumise à la menace permanente des fonds de pension anglo-saxons et des concurrents à l’affut d’occasions à saisir (la grande valse des fusions-acquisitions). La liberté de mouvements des capitaux sera sanctuarisée par le traité de Maastricht.
  • Libéralisation des tarifs de courtage.
  • Extension décisive du marché secondaire pour les dettes d’Etat. Après 1986, la plus grande partie de la dette de l’Etat circule sur le marché sous forme de titres financiers négociables. Extension des OAT (Obligations assimilables du Trésor) : obligations sur la dette souveraine émises plus régulièrement que les emprunts d’Etat, standardisées afin d’être plus facilement des objets de spéculation sur les marchés à terme (voir MATIF). Les budgets publics se mettent donc encore plus résolument sous la coupe des marchés financiers. Le PS écrase les salaires et trouve au chômage de masse des vertus pour lutter contre l’inflation, mais ne recule devant aucune « innovation » pour donner du pouvoir au capital financier.
  • Création d’un marché boursier pour les PME. On a voulu faire profiter à ces dernières ce qui était censé être un si grand avantage pour les grosses entreprises. Car l’extension du domaine de la Bourse était vendue comme un moyen de financer souplement et efficacement les entreprises. Il n’en aura rien été. Le crédit bancaire est beaucoup plus efficace. Et surtout moins vorace. Actuellement, par les rachats d’actions, les marchés financiers retirent plus de capital aux entreprises qu’ils n’en apportent. Mais on ne change pas une formule qui perd et qui a le mauvais goût de contraindre les entreprises à toujours privilégier la montée du cours de leurs actions à toute stratégie entrepreneuriale misant sur le long terme. Le chômage de masse et le maintien des bas salaires, de la précarité maximale, de la productivité contrainte ne s’en portent que mieux. Encore une grande conquête « socialiste » !
  • Création du marché des produits dérivés avec le MATIF (Marché à terme des instruments financiers), ces produits spéculatifs qui connaîtront un spectaculaire développement et joueront un rôle stratégique dans l’instabilité financière actuelle (avec notamment les CDS).

Voilà pour les principales mesures de 1986. Elles se conjuguent à un vaste plan de privatisation qui se chargera de donner de très vastes volumes aux marchés financiers nationaux nouvellement dérégulés, et accélérés par leur informatisation. Il faut mettre tout cela en rapport avec les traités européens qui imposent l’interdiction faite à toute restriction du mouvement des capitaux, entre les pays membres, mais encore plus lourd de conséquences entre les pays membres et les pays tiers, donc les Etats-Unis et leurs fonds de pension puis leur crise hypothécaire compris, sans oublier les paradis fiscaux. Cette interdiction était là dès l’origine dans l’article 67 du traité de Rome, mais était restée théorique. Depuis la directive 88/361/EEC Delors-Lamy, car bien sûr elle fut concoctée par nos amis « socialistes », elle fut prise en 1988 et deviendra effective en 1990, se retrouvera dans l’article 56 du traité de Nice et l’article 63 du traité de Lisbonne actuel. Ce traité se retrouve désormais dans notre propre Constitution. Il précède ainsi, dans la hiérarchie des normes juridiques, les lois du parlement. Indéniablement, les structures institutionnelles, avec le PS, organisent les faisceaux de contraintes économiques actuelles. C’est l’impossibilité de financer le budget public en dehors des marchés financiers qui sont les gardes-chiourmes les plus efficaces de l’orthodoxie néolibérale. C’est le pouvoir des actionnaires sur les décisions des grandes entreprises au détriment des salaires, des conditions de travail et de l’emploi, avec toutes les conséquences en chaîne sur leurs sous-traitants et les services dépendants de ces grandes entreprises. C’est la montée en charge d’institutions anti-démocratiques supranationales, et pour commencer la plus terrible d’entre elles, « l’Union » européenne. Tout cela, nous le devons au PS. Les mesures les plus structurellement favorables aux classes dominantes, et notamment les trois piliers de la mondialisation néolibérale, doivent beaucoup à ce parti qui a le toupet de se nommer « socialiste » : libre-échange généralisé, financiarisation de l’économie et des budgets publics, court-circuitage des processus démocratiques nationaux par des institutions non responsables politiquement car supranationales, hors de portée de la pression des peuples.

La liste n’est pas finie, quoique l’essentiel ayant été réalisé sous les gouvernements Mauroy et Fabius, comme nous venons de le voir.

Pour compléter la liste de la financiarisation de l’économie par les socialistes au pouvoir, on peut encore citer la baisse drastique de la fiscalité du capital à partir de 1990 par l’indispensable Bérégovoy. Le régime fiscal ad hoc pour favoriser les stock-options sera établi par Strauss-Kahn en 1998, afin de transformer les cadres dirigeants en actionnaires. Le but était de les associer aux détenteurs du capital pour qu’ils gèrent les entreprises avec un critère principal : « maximiser » la valeur boursière des actions de l’entreprise pour enrichir les actionnaires en pesant toujours plus sur le coût du travail. Là se trouvent les origines des licenciements boursiers. Difficile de dire qu’un tel objectif était encore manifestement « socialiste » ! La création par Fabius des PPESV (Plan partenarial d’épargne salariale volontaire) visant à créer des fonds de pension à la française, succédant à la création par Lionel Jospin du Fonds de réserve pour les retraites (FFR). Sarkozy aura l’honneur de réaliser ce qu’avaient préparé ses « concurrents » socialistes, mais il sera gêné dans cette saine émulation par la survenue intempestive des conséquences de toutes ces belles innovations financières lors de la crise de 2007-2008. Car telle est désormais depuis trente ans le seul suspens lié au bipartisme qui s’est durablement installé dans le pays : la droite gouvernementale réussira-t-elle à faire mieux pour l’adoption des mesures néolibérales structurelles que ses adversaires socialistes ? Quoique la réponse soit toujours non, l’honneur de la droite est de tout tenter pour renverser la tendance, sans succès. Il faut dire que c’est la chasse gardée du PS et sa vraie spécialité.

Même si ce sont des mesures de structure, celles qui surplombent toutes les autres décisions politiques et impriment à notre économie son visage actuel, la liste des méfaits du PS est loin de s’arrêter là. Citons, pour mémoire, la préparation du Livre blanc sur les retraites par Rocard, que commencera à appliquer Balladur, l’alternance ne lui laissant pas l’opportunité d’avoir l’honneur d’entamer le grand démantèlement du système des retraites. Les socialistes se rattraperont plus tard et appliqueront avec zèle l’orientation délétère impulsée par Rocard et initiée par Balladur. La baisse continue des cotisations sociales patronales doit aussi beaucoup aux socialistes. Rocard bascule le financement de la Sécurité sociale sur la fiscalité avec la CSG, ménageant ainsi les plus-values et ponctionnant les classes populaires sans distinction. En 1992 c’est le grand combat du PS pour l’adoption du traité de Maastricht (Mélenchon en première ligne, n’ayant pas de mots assez durs pour les opposants). Bien sûr, 1997 voit l’arrivée de la gauche « plurielle » (plurielle mais unanime dans le refus de toute rupture avec l’ordre néolibéral qu’elle contribuera à développer en France). Ce sera la signature sans renégociation du traité d’Amsterdam malgré les promesses. Puis un vaste plan de privatisation (c’est le gouvernement qui privatisera le plus en France), notamment France Télécom, le Crédit Lyonnais, les autoroutes, etc. On doit aussi à cette gauche plurielle l’instauration de la flexibilité lors du passage aux 35 heures avec l’annualisation du temps de travail, et une nouvelle accélération du démantèlement du droit du travail qui devra beaucoup aux socialistes. Ce sera aussi le grand lancement européen du démantèlement des services publics lors du sommet de Barcelone en 2002 avalisé par le Premier ministre socialiste Lionel Jospin. On doit aussi au PS sa campagne déterminée pour l’adoption du TCE en 2005, afin de constitutionnaliser toutes les mesures néolibérales qu’il avait été le premier, et le principal, à instaurer en France. Le PS favorisera ensuite l’adoption honteuse du traité de Lisbonne reprenant le TCE, solennellement rejeté par le peuple français dont les parlementaires ne sont pourtant que les représentants.

Même ce que les plus charitables ou naïfs pourraient accorder aux « socialistes » se révèle presque toujours à double tranchant. Les conséquences du chômage de masse sont de plus en plus dramatiques et déstructurantes. Pour y faire face, le PS déploie toute une panoplie de serpillères sociales dérisoires mais qui lui permettent de renouveler la grande tradition de la charité dépolitisante. On trouve de grands concerts de charité, récoltes de fonds privés, Restos du cœur, SOS racisme (alors qu’il souffle sur la braise du FN afin de diviser la droite et profiter du « vote utile »). C’est aussi le RMI chargé de la survie des chômeurs de longue durée, de contrats « aidés », occasions toujours renouvelées de faire des entorses au droit du travail et notamment du CDI en prétextant aider telle ou telle catégorie (emplois jeunes, vieux, etc.). S’ajoutent les stages et formations bidons, puisque le chômage, selon le PS, serait dû à l’inadaptation des salariés, pas aux choix macroéconomiques de déflation salariale des socialistes couplés à la mondialisation commerciale et financière instaurée en France par le PS. Toutes ces manœuvres n’empêchent pas le PS de continuer à se présenter comme un parti « de gauche », celui des bons sentiments, du « care », de la générosité et du progressisme, fustigeant la droite pour sa dureté de cœur et son égoïsme. C’est un théâtre à l’italienne où le PS se donne le beau rôle. Il reproche ensuite à ceux qui refusent cette mascarade de « faire le jeu de la droite », et pire, du FN, dont le rôle est si stratégique pour positionner le PS comme un parti de gauche et lui assurer des votes alors même que plus personne ne croit en lui pour la moindre rupture économique ou sociale.

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