Gaïa va-t-elle nous délivrer de l’enfer sur terre ?

 

Nous invitons les abonnés d’ECHANGES (En (3) présentation) à argumenter sur des bases vérifiables sur des faits, sur des expérimentations écolo sociales alternatives ou des luttes ou des pratiques alternatives personnelles en mettant en doute la croyance que par effet automatique et magique l’addition de petites transformations personnelles puissent tuer le Capital à distance …

 

Nous invitons à sortir  du choc des fois et des croyances spirituelles/religieuses SANS UN MINIMUM D’EXAMEN DE CONSCIENCE CRITIQUE . NOUS ?
Disons moi, AD, qui, encore ce jour, reçois  cet “‘Appel de Gaïa à vivre l’alliance terre/ humanité
Ca oui à vivre (cf mon merveilleux jardin sans quoi je ne supporterai plus Internet) Ca oui à promouvoir !!!!

Een résistances : plus un M2 de terre vivrière bétonnée ai je proposé au Collectif Ville Campagne quand des compromis foireux s’esquissaient au Conseil municipal PS/Verts vite abandonnés mais sur les ceintures vertes de calamiteuses propositions ont suivi…!!!)

En alternatives : de la fourche à la fourchette du bio local agro écologique dans les assiettes des cantines de nos petits et dans les nôtres oui mais en régie publique, pourquoi non ? ou en petites fermes paysannes en perma culture agroécologie en polyculture et maraîchages et traction animale en périphérie (site Cen plus la ferme est petite plus elle est productive : un SMIC par 1000 M2)

Oui à une nouvelle Sainte Alliance Ville Campagnes (du nom de notre Collectif de lutte à Valence) contre l’agriculture industrielle, et l’agro business et la grande distribution ravageuse et les bitumage bétonnages tous inutiles

Rappelons cet appel des “Mandrins de Valence” (dont AD Ce)n de 2007, manifeste entr’autres pour “Rendre Valence à sa campagne”

Oui à contempler le couchant rougeoyant quitte à frémir comme dans les “Chroniques martiennes” de peur qu’arrivent bientôt les vents de sable brûlants sur les vertes collines de la Drôme

Mais foin de la mystique Gaïatique !!!

Gaïa figure transcendantalisée de notre planète supposée douée globalement d’intelligence et qui saurait se débarrasser seule de ses prédateurs, capital compris, avidité comprise, banques aussi !!!!
faut-il inviter nos amis à la conversion spirituelle individuelle pour rejoindre Gaïa l’esprit divin de la Terre, circulant dans la méta sphère et même les cailloux ?
Ca peut nous valoir une expérience illuminative et en somme sublimissime à vivre intimement (comme la religieuse portugaise) par exemple en contemplant le couchant rougeoyant sur les contreforts du Vercors

Mais sans créer des projets collectifs de lutte l’on a vu à Romans 9 ha de bonne terres  disparaître sous le béton pendant toutes ces conversions individuelles au divin facteur des résiliences, mais sans que collectivement il y ait cette montée au créneau des luttes collectives pour stopper Saint Paul, ce quartier monstrueux de grandes surfaces érigées dans toute leur laideur face aux contreforts bleutés du Vercors tout près.

A Valence 60 ha ont été sauvés dans le même temps par notre Collectif Ville Campagne (bilan émission de radio BLV semaine 25 ou sur radioblv.com) mais demeure ouverte cette lancinante question aux temps des effondrements : quel Projet résilient et alternatif sur ce territoire d’initiative citoyenne (PRATIC) (second jour des Rencontres de la Cen 12 juillet “agriculture alimentation”)

Franchement pourquoi colporter ces croyances qui ressortent du domaine privé ?

Ne jetez pas la pierre à l’athéiste pourtant empreint de vie spirituelle (notamment en dialogue avec grenouilles et hérissonnes et qui rêve de lmacs sauvages et zônes humides interdites par ici où la chaleur fait déjà fondre le goudron…)
Ne jetez pas la pierre au spiritualiste pourtant empreint d’actions matérielles pour sauver Gaïa

Car ces croyances peuvent mobiliser pour produire reconstruire un monde meilleur ou sauver la vie comme on voudra !!!!

Car elles sont aussi le coeur d’un monde sans coeur l’esprit d’un monde dépourvu d’esprit une recherche éperdue de l’ unité perdue et de la non violence face à la barbarie montante de la captation par quelques uns des ressources se raréfiant et de la baisse du taux de profit. Du capital pour qui il faut forer partout sous les glaces partout dans les entrailles de la divinité sans peur du sacrilège..

Loin de moi l’idée de confondre foi religion églises ou organisations.

La foi intime des militants peut les porter à se dresser contre le massacre de la nature et l’exploitation du genre humain…
Or
“quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat, fou qui songe à ses querelles   au coeur du commun combat (La Rose et le Réséda Aragon)

Le projet politique valorisé par la Cen c’est la recherche des formes de sorties du système capitaliste (économie matérielle, financière et symbolique) par l’en bas et la société civile mobilisée

Et ce, via et des projets d’actions et d’une “bataille des idées” (radios, cinés débats, écriture sur l’espace public, rencontres…) en s’inspirant d’autres mouvements contemporains comme Alternatiba Bizi Coopératives intégrales Zapatisme Municipalisme libertaire… On en touchera peut être un mot touchant la transition économique lors du débat de la 1ère soirée des Rencontres de la CEN 11 juillet : quelles transitions ?

On le sait ce genre là, la poursuite des biens communs en collectifs (atelier J Roy 14 juillet) et en contexte d’effondrements, même si on a été relativement pas en retard dans la recherche, est exigeant et mérite de faire des convergences en écartant les querelles subalternes

Mais il demande aussi et surtout quelques “sacrifices” quant à la poursuite du “bien être” individuel, cette religion de l’époque (capitalisme de la séduction et du consumérisme côté face,côté pile la féroce exploitation voir le Razza Plazza ou les Mineurs turcs …)

Il exige de se construire la capacité à tenir campé sur la terre bien ronde avec ou sans le secours de divinités ou du divin circulant

On peut craindre que ces croyances nous cachent les véritables causes et la cause des causes ! J’avoue que ça me démobiliserait si j’attendais que Gaïa secoue toute seule la vieille merde du vieux monde

Bref en toute bonne logique toute croyance fait aussi opium pour le peuple. Autre chose est le pari philosophique et social et écologique sur sa capacité infinie à se perdre mais aussi à se reprendre en main….. Sans ce pari pas d’action opiniâtre dans la durée. Du découragement à tous bout de champ moissonné…

Il faut se tenir debout dans l’estime de soi, donc avec des ruptures quotidiennes , mais aussi lutter contre la dilution des responsabilités que portent les croyances et religions

Et notamment cette croyance prosaïque mais tenace, résidu de 200 années de christianisme, que nos petits gestes individuels “pour la planète” s’additionnant spontanément, sauverons ipso facto notre terre patrie saccagée et à bout de souffle…..comme nos donations compassionnelles sous enveloppes ont diminué les dévastations au Sud ce qui ressort de toutes les études statistiques (sic)

la structure de nos emplois du temps c’est là la chose essentielle : combien  de sorties ciné ou de soirées  annulées y compris devant ARTE notamment pour ce magnifique “Long dimanche de fiançailles” combien de conflits  combien de lecture et d’écritures combien de journées de stress à gérer de rencontres, de formations, etc….

Combien de lectures d’écritures pour penser par soi même, pour être membre actif du Collectif ?

Mais aussi combien de joies pures d’être auteur de ne pas subir de voir bouger  les consciences de voir évoluer les autres de  réussir ce qu’on entreprend ensemble de voir se multiplier alternatives et révolutions silencieuses…?
Pour soutenir l’énergie d’action, il est besoin  de foi dans l’humanité dans sa capacité de “common décency”, de civilité,  de rassemblement pour se sauver ensemble en dépit de l’immense travail de sape de la culture capitaliste de compétition générale et de croyances injectées à haute fréquences : le Dieu technologique le Dieu de la croissance durable le Dieu “marché” qui finit tout seul à trouver les harmonies comme si une main invisible régulait tous nos échanges…
Parmi les exigences redisons le

-s’armer des connaissances utiles via la lecture l’écriture et l’effort permanent de lucidité intellectuelle pour ne pas s’en laisser compter par les médias dominants…
-rechercher les arguments valides et qui percutent :  une étude (site Cen) montre que les 2/3 de l’effet de serre sont dus à 80 multinationales

Remontons donc à la cause des causes le Capital ?

Même si nous sommes cause adjacente en ne rompant pas avec nos addictions…en continuant nos misérables collaborations inconscientes ou conscientes avec lui ,  relativisons !!!!
Nos micros actes ne sauverons pas par addition magique la planète pas plus qu’une main invisible ne réalise in fine l’harmonie des marchés entre producteurs et consommateurs et ce sans interventions extérieures…

La cause des causes, serait-ce donc la propriété privée capitaliste aux multiples effets dévastateurs ?

Dont la puissance de contrôle sur les autres (le pouvoir) Dont la compétition générale pour s’approprier les biens ?..Dont le chômage de masse … Dont les inégalités sociales…Dont la misère qui a chassé une pauvreté digne supportable dans une moindre inégalité

Alors se battre seulement contre les effets ici et là sans déborder sur la lutte pour “neutraliser” la cause c’est nécessaire pour stopper provisoirement la destruction, affiner sa conscience des vrais causes, se transformer car on se transforme avec les autres au coeur du commun combat, pas seul en face de Gaïa, mais c’est relativement stérile
Il faut construire ! (Educ pop 4è journée des Rencontres de la Cen) Il est stérile de résister sans construire

(c’est à dire sans sortir du système, sans neutraliser son coeur radioactif l’économie du capital : des privés actionnaires propriétaires des productions intenses pour profits immenses au profit des riches s’enrichissant et de pauvres s’appauvrissant et une planète saccagée un effet de serre en train de s’emballer !!!) Des pistes : plan ESSE, ESS, Coopératives intégrales, municipalisme en DDT et autonomie énergétique, Caracoles façon Chipas……)

​​Il est vain de croire que l’on peut construire sans résister.

Il faut des rapports de force et des organisations locales collectives alternatives sortant du système..comme les communes en DDT …(Rencontres de la cen 3è journée).
(1)
29° encore la nuit tombée 33° ce jour, 8 juin 2014, si c’est pas une des alertes (de + en + fréquentes) au réchauffement, c’est quoi ?
(2)
Venez débattre de tout celà le lundi 14 juillet entre amis pas du même avis discutant sans se disputer lors de la journée de “Culture, éducation populaire, médias locaux indépendants“, du partage des savoirs et des outils de l’émancipation intellectuelle
(3)
Echanges
est une liste de discussion ouverte à tous/tes (sauf sectes racismes et  fascismes)

S’y confrontent des projets des pratiques des idées  visant la reconquête des biens communs, visant des mondes meilleurs des résiliences  ou des transitions ou des révolutions silencieuses ou des formes de sorties du système capitaliste (économie matérielle, financière et symbolique) (voir plus bas la Cen dans cette perspective)

Inscriptions via le site de la Cen (la-cen.org) ou société civile (fermée aux partis)  mais n’est pas la liste de la CEN (pour celà aller sur coopcen adhérents/tes et sur agora project qui permet une collaboration en direct, et nécessite que l’on soit adhérent/e également)

Une REACTION en REPONSE à ce TEXTE

Chères sœurs humaines/chers frères​ humains/camarades/militant-e-s … bref comment vous souhaitez que l’on vous “reconnaisse”, bien qu’extrêmement réticent à utiliser l’inter-pas-net voici quelques réflexions/réactions/croyances que m’inspire la “petite réflexion” d’André.
J’insiste : ce n’est que ma vision actuelle (partielle/partiale/en évolution) sans aucune prétention. Si cela vous touche d’une quelconque manière, j’aimerai que cela se prolonge par des rencontres (d’été de la CEN par exemple) plus que par des polémiques infinies dans lesquelles nous entrainent les écrans (à la vie).

Le problème avec les faits, c’est qu’ils ne deviennent crédibles/admissibles que s’ils ne contredisent pas nos croyances propres (exemple des négationnistes climatiques). Nos mondes intérieurs et extérieurs ont toujours vus des affrontements de croyances, que cela soit conscientisé ou non. Aujourd’hui domine le principe de “réalisme” avec comme seul système le capitalisme sous sa forme néo-libérale ; ce système colonise nos vies en étendant l’emprise du sacro-saint Marché à toutes nos dimensions d’existence.

Il me semble qu’il est impossible de sortir de cette matrice totalitaire (cf notamment la toile sur laquelle je suis en train de m’exprimer) sans poser la question d’affrontements (intérieurs et extérieurs là aussi) inévitables qui nécessiteront des positionnements/choix qui relèvent de l’intime (enfin ce qu’il en reste). Évidemment les structures collectives peuvent et doivent jouer un rôle essentiel dans le dévoilement de ce qui nous est caché ou difficilement accessible, donc il y a du boulot pour la CEN et autres … en évitant les écueils.
Je crois en effet que nous devons éviter de fonctionner comme nos “ennemis” (chacun-e les définira comme il/elle les rejette – plutôt que souhaite) autant que nous le pouvons car nous nous retrouvons alors pris dans “leur” logique/fonctionnement. On retrouve là la cohérence indispensable entre la fin et les moyens et je crois que “retourner contre ses ennemis ses propres armes” est un piège. Quel est le pilier (“la cause des causes” comme se demande André) du fonctionnement de notre monde occidental (qui achève de coloniser ce qui lui échappait encore) ??? La PEUR. Si on regarde bien, le blocage dans les changements vient essentiellement de la peur de perdre le connu qui permet plus ou moins de satisfaire nos besoins de survie ; mais l’être humain vaut bien plus que cela (pour le dire avec le langage dominant) ou encore sa Valeur (non-marchande – c’est le Marché qui a récupéré les valeurs …) est inestimable. Donc il nous faut éviter la surenchère catastrophiste : c’est l’approche hyper-médiatique de nos ennemis. Ces méta-méga-faits ne peuvent atteindre notre entendement humain : par exemple si on veut faire “accepter” le fait que 67 milliardaires possèdent autant que 3,5 milliards d’êtres humains (la moitié – pas encore pourrie – de l’humanité). A partir d’un simple calcul de règle de trois, on observe qu’un de ces milliardaires “vaut” autant que 10 millions de ses congénères : ce fait est donc inacceptable moralement (pour qui se reconnaît dans la seconde devise non-monétaire de notre république française), bien qu’impossible à se le représenter (sinon vous me décrirez votre représentation des millions ou des milliards dans votre esprit). Comment agir concrètement à partir de ce fait? Je ne vois pas … Interdire certaines richesses? L’idée est bonne, mais ça ne me dit pas comment faire. Alors très vite je vais refouler ce fait car je ne peux pas le gérer.
Par contre je suis plus ou moins en prise au quotidien avec de multiples choses et relations dans lesquelles je peux porter l’autonomie, l’égalité, la solidarité …  en refusant la technicisation, l’exploitation, les destructions, les dominations (pour autant que je sache les repérer). Mon énergie n’étant pas illimitée, il est aussi vital que je me libère pour me recharger, approfondir, ne plus être dans la dictature de l’urgence afin de rester souple (et non flexible) dans ma vie. C’est aussi un question de cohérence avec l’à-venir que je souhaite.

Donc aucun manuel pratique ici, car il n’y a pas de modèles mais beaucoup d’espérimentations possibles ; seulement une envie de prolonger/partager une “petite réflexion”.

 

​​​​“il est vain de croire que l’on peut construire sans résister​ … comme de résister sans construire”

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