Des GRAINES à la TABLE …Travaux Pratiques d’autonomie alimentaire !

2015-02-07 15.12.15Semis godets enfants 2Semis godet Cen vue ensemble

C’était le 7 février 2015, l’atelier des SEMIS en GODET pour l’AUTONOMIE ALIMENTAIRE à VALENCE

Organisés par la Cen
Photos : brassage du terreau avec un peu de sable, les enfants assidus, le chantier

Ce 7 février glacial nous nous vîmes d’abord 10 puis 17 au port autour d’une grande table apprêtée de plastique protecteur, d’un bon tas de terreau bio mélangé à un peu de sable de rivière, un océan de godets et un “contremaître” faisant circuler les graines et les étiquettes

17 personnes
(dont 3 adhérents de la CEN dont 4 du Collectif Ville campagne) Et aussi 4 enfants , tout de suite absorbés à donner aux semences leur terre nourricière pour ensuite prendre soin de leurs plants  chez eux selon les bons conseils de Tonton A

Il nous revient en mémoire qu’aux HLM de la Kocauserie les enfants furent les meilleurs jardiniers protecteurs des quelques dizaines de plants de tomate, courgettes , maïs que quelques “cénistes”  plantèrent un beau jour de juin 2013,  sans grand appui des adultes alentours. C’était dans le cadre d’une animation intitulée  “AGITONS (agis ton)  DIE”) Ce temps là reviendra peut être ..

En attendant derrières les fenêtres vont germer nos semences (notamment celles que nous aurons produites nous mêmes (*) qui deviendront plantules puis plants dans les jardins mais aussi aux pieds des immeubles Et pourquoi pas, on en parle déjà depuis deux ans, sur la pelouse de 3500 M2 des HLM les Goules à TOURNON (voir en 1) car en France l’agriculture urbaine face aux crises progresse un peu partout et ne peut que se développer !

Les excusés :
Ben jardinier du jardin des 4 sources, Togo une voisine de Cornas/St Perray qui se nourrit avec son grand jardin bio quand les biches et les voisins ne se  servent pas trop, Antonin et Charlotte co-porteurs Cen du projet pédagogique du jardin du gd Charran dit des 4 sources , Joél de la Ferme coopérative de Caracoles de Suc (merci pour leur aide, l’an dernier terreau à volonté et compotes pommes/framboises, une de leur spécialité), …

Parmi les présents

Des jardinières : Agnés, Pascale, Audrey, …etc… des trois Jardins : des dignitaires, des Iles, de la Sncf…Andréa avec des graînes de la ferme de Cocagne de Saint Marcel les Valence, qui pourrait devenir un partenaire de la Rencontre des 21-22 mars et vice versa la Cen partenaire de la Foire de St Marcel…si on se remplume d’ici là (**)
Jacques de l’association BRF : merci pour ses seaux de sable.
Le Comité de quartier, en la personne de son secrétaire intéressé à une animation permaculture aux pieds des immeubles de son quartier
Une membre du CA de la MJC et son directeur (merci pour le prêt de la salle,)

Rappelons que la CEN est partenaire de la MJC autour de trois de ses projets :

-le jardin pédagogique partagé des 4 sources et réservoir de bio diversité (première démonstration Cen de compostage le 22 nov, bientôt les premières plantations avec des enfants et les habitants)
-la fête des courges et des topinambours de fin novembre (3è 2015)
-la fête des habitants de fin mai (33me 2015)

 

14h30 PRESENTATION

Ca commence par une interview du correspondant du Dauphiné, l’occasion d’introduire le sens de cette demie journée Son compte rendu fort sympa ne mentionne pas la CEN !!! (voir aussi plus bas l’ode à la cité mondialisée de Tournon (voir note 1)

Le journaliste se passionne et en redemande et l’heure tourne :

les familiers des listes Cen et de sa Newsletter (inscription directe sur ce site) connaissent les arguments essentiels en faveurs d’une agriculture vivrière péri urbaine avec des circuits directs de la graine à la table pour des cantines 100% bio et aux tarifs sociaux comme à Ungersheim ou MouanSartoux, ce qui apporte d’abord un retour à une meilleure santé des enfants d’ouvriers d’employés de chômeurs et un meilleur revenu côté maraîchers et agriculteurs paysans en polyculture et aussi l’aide des villes à la reconversion au bio de l’exploitant intensif et pesticidaire …comme à Lons le Saulnier, Munich…..(ici on en est ici péniblement à 6-8% de produits bio) C’est un mouvement de la société civile en faveur d’ un  retour vers une certaine autonomie et sécurité alimentaires et énergétiques des territoires une coopération entre villes et campagne mais piloté par les habitants dans une démarche de reprise en main démocratique (directe) donc dans la co décision.

La permaculture est une philosophie et des techniques éprouvées (avec les autres agro-écologie…etc) pour, si nous nous y mettons en nombre, assurer une capacité de résilience de nos cités et territoires face aux  crash alimentaire énergétique climatique économique. Elle contribue à ce que la ville soit appropriée par ses habitants enfin soucieux de leurs biens communs au lieu d’être les spectateurs des désastres annoncés  notamment du crash alimentaire qui s’en vient : 90 % des nourritures arrivent du Sud exploité, pesticidé, ou d’Italie/Espagne par camions polluants faisant des milliers de kilomètres  alors qu’il y a à peine 65 ans, 87% de l’alimentation de Valence étaient produites à portée de cheval  !!!!!!

Nous rappelons in fine que l’île de Cuba dans les années 1990 a connu un début de disette alimentaire grave (suite à un coup arrêt des livraisons de pétrole et engrais russes conjugué au renforcement du blocus par les USA)
Les cubains s’en sont bien sortis justement en cultivant en ville et en périphérie avec l’aide de permaculturiens d’Australie ce qui leur vaut aujourd’hui une régime alimentaire sain avec beaucoup de légumes et de fruits et peu de viande et une espérance de vie supérieure à celle des américains …(cf notre Cen tournée du film “Peak of Cuba” en Drôme et Ardèche)

La permaculture est cet  art de vivre avec la nature,

avec pour commencement possible  les cultures en sac (tomates fraises salades…) des balcons d’HLM aux pelouses engazonnées, des périphéries urbaines remises en cultures vivrières aux jardins collectifs (Hauteville  : 5 T d’oignons, 4 tonnes de pommes de terres et 7000 poireaux en bio, aux pieds de ses HLM  (surveiller un article sur ce site )

DEROULEMENT

Par couple nous nous mîmes alors au labeur : un/e à piquer 3 graines dans le terreau bio à ras le godet, un/e à noter sur étiquette autocollante..

On l’avait annoncé :

ce serait du travail à la chaîne, 50/50 : 50 godets pour les forçats et 50 godets pour leur patron alias pour le jardin pédagogique et pieds d’immeubles (rappelons qu’à Lustucru Grenoble les ouvrières pressières travaillaient 20 mn pour sortir en pâtes, la valeur de leur salaire, le reste étant du surtravail gratuit pour les actionnaires)

Les échanges de graînes ont été réduits

vu qu’il n’y avait pas (encore) parmi les participants/tes l’habitude de produire ses semences. On fera mieux donc les 21/22 mars aux Rencontres “Permaculture” où il y aura c’est dit aussi des échanges de plants..

BILANS
Tous/tes ne prirent pas la part leur revenant

ce qui sur 350 godets environ réalisé laisse plus de 200 à Tonton A qui devra les tenir humides, surveiller l’émergence des plantules , les sortir les jours de bon soleil, ne pas oublier de les rentrer avant la tombée des nuits trop froides encore… C’est un peu la prière du matin et du soir de l’honnête maraîcher qui entretient la vie s’il ne veut pas claquer 1, 5 à 2 € pour un malheureux pied de tomate chez S.

Côté dépenses

la saison ne se prêtant guère à l’auto-fabrication du terreau bio pour les semis,à partir de compost mûr et de sable de rivière, on en dû en acheter pour 20 E (2 sacs) . Les graînes ont été en partie fournies gratuitement par l’association Kokopelli, en partie achetées. Il y avait pôur se désaltérer du jus de pomme et du vin bio. Quant aux documentations papier en libre disposition sur les tables, et les quelques flyers tirés pour les MJC médiathèques et autres lieux fréquentés du valentinois ils ont été comme d’habitude diffusés en catastrophe les jours avant ,le petit noyau Cen étant surbooké.(*)

A noter personne n’a rechigné à payer son écot (5E pour faibles revenus et 10 pour les autres)…

On s’est séparés en se disant que le compte rendu serait envoyé  à tout le monde avec la recette pour faire ses graînes de tomates anciennes  (*)

On a enfin pu rappeler

-la prochaine Rencontre “PERMACULTURE urbaine et péri urbaine pour l’AUTONOMIE ALIMENTAIRE” des 21/22 mars prochains (prochain envoi) dans la même MJC avec les ateliers  de démonstrations dans le jardin en contrebas (surveiller ce site !!)

-la tenue de l’AG annuelle du 28 février à TOURNON (Surveiller le site))

CR A D 10 2 2010

(*) FAIRE SES GRAINES DE TOMATES

Choisir des variétés anciennes “population” la plupart non inscrites au catalogue des semences autorisées : * Cerises noires* jaune potiron* Poire jaune* Ever green (tjrs verte) * Green zebra (zébrée verte) * Grégory altaï (russe) * Caro rich (jaune, la plus riche en pro vitamine A) * Persimon etc etc

  • choisir des tomates bien mûres et saines
  • mettre graines et pulpes dans un bocal sans eau et le fermer
  • laisser une semaine à l’ombre et au frais pour que se développent les moisissures
  • les rincer
  • les sécher sur un linge de coton
  • les remiser dans un grainetier

Tuteurs : le mieux le noisetier. Attention, si on utilise des bambous, de les traiter à la bouillie bordelaise, car ils peuvent être porteurs du mildiou

Les 3 purins clés : prêle/consoude/orties. 1 litre dilué dans 10 litres. Sinon l’activateur de vie biologique du sol le Bokashi .

(**)

Evidemment malgré des progrès continus au prix d’un travail acharné de quelques uns la Cen a besoin de plus d’actifs durables  et de nouveaux responsables d’adhésions, de subventions (mais l’argent public ne va pas trop aux lanceurs d’avenir et d’alertes et à ce qui conteste le système)
Les temps sont donc venus de l’élargissement de la famille de la nouvelle éducation populaire du grand valentinois, de Drôme et d’Ardèche et de Rhône Alpes et d’ailleurs, même si la polyvalence, l’engagement radical à quitter le système par le bas et les transversalités Cen ont de quoi donner le tournis !

Mais à poursuivre de grands idéaux on en réalise au moins quelques uns.  Devant les sombres perspectives qui nous attendent si nous ne bifurquons pas,  les modestes ambitions les “petits gestes” les “je fais ma petite part” ne risquent-ils pas de se perdre  en route dans les sables des consensus mous dominants ?

(1) Oh la plus belle des villes d’Ardèche, au lycée historique et son professeur d’anglais Stéphane Mallarmé, (et mal aimé) (Je suis hanté, l’azur, l’azur), au centre piétonnier si vivant et désormais si appauvri, oh cette porte du Sud, défigurée à son entrée Nord comme à sa sortie Sud par des cubes de béton des “drives” des “hyper” , des “garages”, des ronds points tous les 50 m, tous pleins des laideurs de la mondialisation agro-alimentaire et du consumérisme, pourvoyeurs d’exploitations immondes au sud et du chômage au Nord pour les “ex” agriculteurs, maraîchers  artisans, petits commerçants, élus locaux, qui ont dévasté en les vendant aux investisseurs privés ses beautés ses cultures  sa nature périphériques où les moins riches pouvaient à vélo, et même sans auto, “cueillir en rêvant des pendants d’oreille” et figues fraîches.Il en reste si peu…et si pesticidés…

C’est un nouveau bien vivre ensemble qu’il nous faut retrouver par l’effort de penser autrement au lieu de se laisser coloniser par le système chaque jour chaque heure, par l’effort d’agir en collectifs de protection des services publics, des terres et de la biodiversité contre bétonneurs et grands projets inutiles, pour essayer ici comme ailleurs (cf Saillans toute proche) la démocratie directe qui en finira avec les  “Zélus” sans contrôle devenus si souvent les auxiliaires de commandes publiques assurant avec notre argents les profits privés des “Zinvestisseurs” privés

Une démocratie de 10/20% des habitants qui relocalisera et plantera aux pourtours pour les cantines publiques, bio directes et sociales, qui fera fleurir bio-digesteurs et éoliennes publiques pour ne plus payer des sommes folles aux multinationales des fossiles et du fissile, qui associera, pour leur instruction, les enfants des écoles et lycées à des recherches actions sur le développement endogène et résilient de leur ville et de leur territoire …
Dit autrement :  un développement humain convivial sans croissance ni consumérisme mais pleins d’emplois à temps courts pour produire ici au pays  juste à temps ce qu’il faut quand il faut …sans peut être tous ces écrans nomades qui font de chacun/une monade, une particules élémentaires (é) perdue dans sa solitude et ses bons plans de petite entreprise perso…sans aucun souci des biens communs qui, comme les terres agricoles d’ici, partent en quenouille et à vau-l’eau sans que l’on se bouge

Si on faisait comme les Grecs”…si tous les Charlie s’associaient à changer le monde d’abord leur monde local…?…

AD (un voisin de Tournon)

 

organisé par la CEN (*)

Voici sur la TABLE : les GODETS, le TERREAU, les GRAINES, les ÉTIQUETTES.

On s’y met tous/tes et bonjour l’ambiance du travail à la chaine !

 

 

 

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