Combien nous coûte Nicolas Sarkosy…

COMBIEN NOUS COUTE NICOLAS SARKOZY ?
«Nicolas Sarkozy touche aujourd’hui un salaire en tant qu’ancien chef de l’État et est membre de droit du Conseil constitutionnel. Ces dispositions d’un autre temps s’adressent aux anciens présidents devenus observateurs de la vie publique. À la suite de son élection à la tête de l’UMP, l’ancien président perd sa neutralité. Il ne peut être à la fois arbitre et acteur de la vie politique nationale.»

Yann Galut estime que la victoire samedi soir de l’ancien président est en partie imputable à ces avantages dont il bénéficie encore: «C’est probablement cette disproportion des moyens et leur utilisation à des fins personnelles qui est la plus gênante. Au nom de quoi le contribuable français doit-il être le complice du retour caricatural du chef en manque de reconnaissance et d’actions?», s’interroge-t-il.

Une dotation de 6000 euros par ancien président
Selon une enquête de l’Obs,

les appartements de la rue de Miromesnil (11 pièces pour 320 mètres carrés) qui servent de permanence de fonction à Nicolas Sarkozy sont loués 15.000 euros par mois sur les deniers publics.

Il faut y ajouter environ 6000 bruts euros par mois, une dotation annuelle d’un montant égal au traitement d’un conseiller d’État ordinaire, comme le requiert la loi du 3 avril 1955.

A ceci viennent s’ajouter «des primes de sujétion» dont le montant reste inconnu.

L’État assume également la rémunération d’une équipe de sept personnes autour de l’ancien président, ainsi qu’un service de sécurité d’au moins deux officiers.

CODICILE (AD)

François Hollande dans sa conférence de presse du 5 février vient de déclarer que si son action n’inversait pas la courbe du chômage  alors il ne serait pas légitime à se représenter…

On voit avec l’exemple Sarkozy (après Chirac) qu’il aura de quoi se consoler :

Elu pour changer la vie Hollande aura changé d’avis comme son illustre maître Mitterrand et se sera servi au lieu de servir le peuple (*) comme celà fonctionne à tous les échelons de notre Monarchie républicaine oligarchique (0% de député ouvrier sur 7 000 000) et ploutocratique (où les marchés écrivent les lois et sont invités ou s’infiltrent dans tous les lieux de décision publique)

Il est temps que la société civile prenne en main son destin collectif en commençant par le bas via la démocratie politique directe, la démocratie économique et sociale, la démocratie culturelle et via un autre modèle de développement  du territoire, et du rapport ville campagne, le tout en coopération avec la nature

Un  développement endogène sans croissance quantitative et pourtant fortement créateur d’emplois de qualité, qui sorte du salariat et fasse entrer dans diverses formes de propriété sociale et coopérative des biens communs est possible,

-avec des services publics locaux avec des zones de gratuité et de vraies solidarités de proximité

-avec une bonne gouvernance démocratique

– avec la libération de la créativité culturelle populaire

-avec une éduction qui livre à la planète des jeunes qui soient auteurs du développement solidaire endogène parce qu’ils auront appris par recherche action sur ce territoire …

Le tout est possible en réduisant massivement les revenus du capital (remis à un maximum autorisé comme à Athènes il y a 2500 ans), la puissance (destructrice) de l’argent, de la propriété capitalistique, de la culture main stream

Cette propriété qui est désormais  si étendue qu’elle dévore et les sociétés humaines (1% possède plus que 50% soit plus que 3,5 milliards d’humains !!!) et la biosphère et qui se rue vers les dernière niches de profit potentiel afin d’enrayer la baisse de son taux de profit (cf la ruée vers l’or noir de l’Arctique)…

Il  est possible de réduire simultanément  les inégalités sociales et l’empreinte écologique, dont les émissions de CO2, de réduire simultanément et les consommations d’énergies fossiles et fissiles et celle des biens superfétatoires qui appauvrissent la vie, en produisant une société hors sol à mouvement brownien où s’agitent des particules élémentaires en quête de survie ou du meilleur retour sur investissement

Est possible une production par les masses via des unités conviviales, pour les besoins naturels et nécessaire de ce qu’il faut,  juste ce qu’il faut, par exemple avec une cantine régie publique 100% bio via les terres vivrières périphériques en réseau coopératif dont régie publique de la terre, avec un SMIC par 1000 M2, tout en quittant le système de l’accumulation capitaliste, et ses diverses tentacules : l’argent-dette, l’évasion fiscale, la dette, la croissance, le productivisme, l’industrialisme, l’extractivisme, le gigantisme, l’extension urbaine tentaculaire, le consumérisme, in fine la destruction de la vie. L’on peut produire en régies publiques locales toute notre énergie renouvelable, essentiellement via le biogaz méthane et l’éolien (petit/moyen) tout en se soustrayant peu à peu à la toute puissance des multinationales  et banques d’affaire et à l’emprise des technologies numériques destructrices des emplois et des liens sociaux…tout en restaurant la biodiversité agonisante…C’est possible puisque cela existe déjà dans des millions de révolutions silencieuses comme à Gussing, MontDidier, Mouan Sartoux, Feldheim, au  Chiapas,…

Voir notre livraison précédente “pour un autre modèle de Développement des Chambaran”

D’où aussi notre vif désir de voir naître en 26 et 07 un Alternatiba fédérateur autour des alternatives vers les autonomies résilientes

(*)
Rappel : 41 milliards au grand patronat, moins 28 milliards de dotations de l’état d’ici à 2017 aux collectivités territoriales soit  200 000 emplois de moins dans le tissu associatif, la culture locale ou ce qu’il en reste… et l’austérité pour les services publics …

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