Produire bio et local : la régie (publique) agricole, une solution innovante !

Ci-dessous un avis de “Un Plus Bio” (http://www.unplusbio.org/)
C’est une association récente de conseil, de mise en place et de suivi en restauration collective de qualité.
Pour (humble) rappel la CEN a son AG (il y a 5 ans) proposé un inventaire des communes ayant desserré l’étreinte des multinationales agro alimentaire des grandes surface et des fournisseurs industriels (toxiques) des cantines et a propagé depuis partout dont au Collectif “Ville Campagne” l’idée de régies publiques alimentaires saines et socialisées (AUPUSS).

Depuis le réel a rencontré l’idéel !!!

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Manger bio et local en restauration collective, plus

facile à dire qu’à faire ? Le problème récurrent du

manque de productions locales constitue l’un des

freins les plus régulièrement cités. Aujourd’hui,

certaines collectivités convaincues sont à l’origine

de projets à la fois innovants, prometteurs et per

formants. Exemple avec les régies agricoles d’

Ungersheim (Alsace) et Mouans-Sartoux(PACA), deux

communes passées au 100 % bio et local.

 

Régie agricole et conserverie d’Ungersheim

CONTEXTE

Commune du Haut-Rhin située à 15 km au nord de Mulhouse, 2 070 habitants, territoire en transition et visant l’autonomie énergétique et agricole.

OUTILS EXISTANTS

– Nouvelle cuisine centrale depuis septembre 2014, 520 repas / jour (pour la commune et les territoires voisins). Menus 100 % bio depuis 2009. Part du local : en progression.

– Partenariat et plan de culture avec l’association d’insertion Les Jardins du

Trèfle rouge qui fournit depuis 2011 une partie des besoins de la cuisine labellisée « En Cuisine » par Ecocert

niveau 3 (maximum).
OUTILS 2015

Régie agricole

> Développement d’une exploitation maraîchère sur un terrain communal de deux hectares.

> Embauche d’un ouvrier agricole communal.

> Objectif : produire l’essentiel des besoins en légumes de la restauration locale et de la future conserverie

> Intérêt : être un centre d’expérimentations en permaculture.

atelier de transformation – conserverie

> Dédié exclusivement aux produits végétaux

> Reçoit et transforme la production communale ainsi que celle des agriculteurs locaux (dont les légumes mal calibrés ou déclassés).

> Objectif : annualiser l’offre de produits locaux.

> Gestion assurée par l’association « La Potassine » (l’emplacement se trouve sur un ancien carreau minier qui exploitait… la potasse).

 

Les fiches techniques d’Un Plus Bio – février 2015

régie agricole de Mouans-Sartoux
CONTEXTE

Commune de 10 500 habitants située sur la Côte d’Azur, entre Cannes et Grasse (Alpes-Maritimes).

Territoire fortement urbanisé au foncier rare et cher. Une cuisine dans chaque établissement scolaire pour 1200 repas/jour. 100% bio depuis le 1er janvier 2012.
OUTIL MIS EN PLACE

Régie agricole

> Achat du domaine agricole Haute-Combe situé en ville avec quatre hectares de terres cultivables.

Sans l’intervention publique, le domaine était destiné à l’aménagement de lotisseurs. La ville de Mouans-Sartoux a ainsi déclassé plusieurs zones constructibles pour fixer des solutions de développement agricole (plantes, élevage, maraîchage, etc.).

> Recrutement d’un agriculteur logé sur le domaine, statut d’employé communal.

> Objectif : produire l’offre annuelle en légumes des cuisines de trois groupes scolaires

> Intérêt : En 2014, la régie a produit 80% des légumes consommés dans l’année (70% en 2013, 50% en 2011).
Avis d’Un Plus Bio

La régie agricole est un outil d’une grande efficacité qui permet de relocaliser la production, de se réapproprier des espaces urbains en les dédiant à l’alimentation, elle permet aussi de faire baisser les coûts de l’introduction du bio en restauration collective.

C’est un outil très peu répandu qui mérite d’être développé. A notre connaissance, seules les communes d’Ungersheim et Mouans-Sartoux en sont dotées.

Toulouse possède également un vaste domaine agricole municipal. Pour l’instant, il est essentiellement orienté vers la production de céréales et de vin qui ne profitent pas directement à la restauration collective.

La régie agricole n’est pas exclusive, elle vient en appui d’un schéma alimentaire global.

C’est un excellent support pédagogique

Elle permet de comprendre les contraintes de la production et d’adopter une cuisine du marché, en adaptant les menus à la disponibilité et la maturité des produits des alternatives

 

A Barjac dans le Gard (100% bio), une grande ferme a été achetée par la Foncière Terre de Liens pour permettre l’installation de plusieurs projets agricoles. La grange des Prés produit aujourd’hui des céréales, du pain, de la farine, du miel, des œufs, de la viande.

 

A Pau, le projet agricole de Parkway porté par la couveuse d’entreprises agricoles SAS Graines a permis, sur le territoire d’une ZAC, d’installer une dizaine de maraîchers sur 8,5 hectares pour fournir le collège, un restaurant inter-administratif, la cuisine centrale de Pau, un Esat. Plus d’un hectare de

parcelles solidaires accueille également 70 familles dans la tradition des jardins ouvriers.
La ville de Pau reconquiert ainsi un espace agricole d’où les maraîchers avaient quasiment disparu, en mettant à disposition les terres sous la forme d’une convention de trois ans renouvelable.
A Loos-en-Ghoelle dans le Pas-de-Calais, sur un territoire où l’agriculture intensive domine, les cantines passent progressivement au 100% bio et les conversions s’accélèrent. La ville a obtenu auprès de la Safer le droit de stopper la procédure de vente d’une grande ferme pour amorcer la création d’un collectif de cinq agriculteurs réunis sous le projet Bioloos et le programme VITAL, un système alimentaire local.

 

Un Plus Bio, association de conseil, de mise en place et de suivi en restauration collective de qualité.

68 bis avenue Jean-Jaurès, 30 900 Nîmes www.unplusbio.org 

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