QUELS ENFANTS LAISSERONS-NOUS À LA PLANÈTE ? (et à la société !)

Que faisons nous en alternative à l’éducation nationale ou dans l’éducation nationale pour contrecarrer les valeurs dominantes de l’argent, de la compétition, du pouvoir, de la consommation, du spectaculaire et tout particulièrement à l’égard de l’emprise croissante des écrans?

On pourra échanger car  ceci n’est pas une conférence :

Déroulé en petits groupes, documents, mise en commun, débat et retour, interventions courtes en prolongements de l’intervenant ((1) : présentation plus bas)

11 avril De 15h à 18h 

Au Café associatif de l’Arrêt public à CREST (26)

(repas partagé du café associatif l’Arrêt public de 12h30 à 15h)

 Animation : André DUNY (1) avec d’autres participants
Pour y regarder de plus près

 1-MOTIF de l’ANIMATION/REFLEXION

Très tôt nos enfants/nos étudiants par l’Internet  et son flot d’images livrées à domicile “s’échapperaient” du cadre étriqué de leur milieu familial et social, de leur cité et de leur territoire, “s’ouvriraient au monde”, deviendraient des “citoyens transnationaux”, “unis par une conscience universelle de partage” ?

Sont-ils devenus des nomades hors sol sensibles aux gourous qui passent ? Ou des particules élémentaires ne cherchant plus qu’à monter leur petite entreprise ?

Si oui, comment pourraient-ils alors s’émouvoir de la destruction en cours des biens communs sociaux et écologiques sous l’emprise d’un mode de production et de consommation mais aussi d’une culture et d’une éducation qui ont façonné ces nouveaux comportements ?

Si le “système” a déjà “enrôlé tant de jeunes et moins jeunes collaborateurs, comment dès lors pourraient-ils s’engager pour sauvegarder les biens communs avant qu’il ne soit trop tard ?

(on pense là au réchauffement et à ses effet  sur le climat mais aussi à l’ultra puissance des banques d’affaire qui ont pris pouvoir sur nos vies par le jeu des dettes publiques et privées, les états laissant faire)

Mais tant de révolutions silencieuses agitent la société civile qui voient tant de nos enfants s’y engager que nous partirons des pratiques éducatives existantes qui ouvrent sur un avenir vivable…

Confrontant nos idées nous chercherons les conditions pour développer une éducation, nouvelle, alternative, coopérative, et au final émancipatrice de toutes les colonisations mentales et numériques qui ont tendance à enfermer nos enfants dans l’échec scolaire, dans un univers de spectacles, de compétitions, de consommation, de virtualités, d’illimitations et de soumission aux conformismes de toutes sortes afin qu’ils se plient aux besoins du système..

En tant que parents, éducateurs, enseignants, citoyens et autres partenaires associatifs, nous irons à la recherche des pratiques -pédagogiques et éducatives- émancipatrices – notamment dans le rapport au milieu local, puisque ce sont les pratiques  qui font les idées et non les idées qui font les pratiques !.

 2- QUELQUES PISTES ALTERNATIVES IN OU OFF POUR PRÉPARER CET APRÈS MIDI

Ne faudrait-il pas associer nos étudiants et enfants au diagnostic de leur territoire ?

Mais en les faisant d’abord et pour ce faire participer à l’organisation de leurs apprentissages, à la décision sur leurs projets collectifs, et, à type “d’embrayeurs”  à des ateliers productifs et créatifs (comme ateliers d’écritures mais aussi jeux coopératifs ou mieux encore “jeu de l’île” présentation sur le site la-cen.org) et dans la foulée à des projets-élèves d’actions sur le milieu proche?

Des formes pédagogiques comme l’enquête et la recherche action gérées en Conseils coopératifs ne permettraient-elles pas qu’ils s’éduquent non seulement à la protection de leur environnement proche, à une vraie vie sociale solidaire autour de l’école (comme les jardins collectifs en HLM) mais aussi à la compréhension systémique des ravages opérés par un seul et unique système que l’on peut contrecarrer et localement et nationalement d’où le besoin de robustes savoirs d’économie, dont d’ une économie locale solidaire, résiliente, endogène, riche d’emplois de qualité, sans croissance quantitative construisant un mieux vivre et la convivialité, retrouvant l’harmonie avec la nature ?

Ne pourraient-ils ainsi se doter en même temps que de solides connaissances opératoires, du désir de développer des biens communs  dont par leur propre investissement  dans la production de savoirs et la création d'”oeuvres” donc dans une culture éveilleuse d’intelligence, aux antipodes du consumérisme spectaculaire ambiant sur écran…
(1) André DUNY
ex formateur d’enseignants à l’IUFM de LYON.Ex responsable national du Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN). Actuel coordonnateur de la CEN (nouvelle éducation populaire). Intervenant à l’ANEN (écoles nouvelles). Co auteur entr’autres de “Construire ses savoirs et sa citoyenneté de l’école à la cité (Chronique sociale)
 

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