« Quels enfants laisseront nous à la planète ? (et à la société !) »

Samedi 30 mai à 14h30 accueil (après le repas partagé)

Au café associatif “l’Arrêt public à Crest (26)

bebeco

Que faisons nous en alternative à l’éducation nationale ou dans l´éducation nationale pour contrecarrer les valeurs dominantes de l’argent, de la compétition, du pouvoir, de la consommation, du spectaculaire et tout particulièrement à l’égard de l’emprise croissante des écrans ?

 

 

On pourra échanger car ceci n’est pas une conférence.

Déroulé en petits groupes, documents, mise en commun, débat et retour, interventions courtes en prolongements de l’intervenant : André DUNY

ex formateur d’enseignants à l’IUFM de LYON.Ex responsable national du Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN). Actuel coordonnateur de la CEN (nouvelle éducation populaire). Intervenant à l’ANEN (écoles nouvelles). Co auteur entr’autres de “Construire ses savoirs et sa citoyenneté de l’école à la cité” (Chronique sociale)

 

Que faisons nous en alternative à l’éducation nationale ou dans l´éducation nationale pour contrecarrer les valeurs dominantes de l’argent, de la compétition, du pouvoir, de la consommation, du spectaculaire et tout particulièrement à l’égard de l’emprise croissante des écrans?

 

On échangera car  ceci n’est pas une conférence :

 

Déroulé en petits groupes, documents, mise en commun, débat et retour, interventions courtes en prolongements de l’intervenant

30 mai à CREST

Café associatif de l’Arrêt public

De15h à18h

(repas partagé du café associatif l’Arrêt public de 12h30 à15h)

 

Animation : André DUNY (1 ) avec d’autres participants

 

 

Pour y regarder de plus près

 

1-MOTIF de l’ANIMATION/REFLEXION

Selon ses nombreux laudateurs l’Internet et son flot d’images livrées à domicile “permettrait à nos enfants de s’échapperaient” très tôt du cadre de leur milieu familial et social, de leur cité et de leur territoire, tous “étriqués” et “s’ouvriraient au monde”, deviendraient des “citoyens transnationaux”, “unis par une conscience universelle de partage” ?

 

D’autres les voient en nomades hors sol plus sensibles aux gourous qui passent qu’à la réflexion informée ?

 

Enfin comme le veulent les puissants marchands et leurs puissantes publicités ils deviennent des “particules élémentaires” qui ne chercheraient plus qu’à monter leur petite entreprise dans la guerre de tous contre tous ?

`

Ils chercheraient à se sortir de leur condition plutôt que de tenter la promotion collective de leur milieu social d’origine : chacun sa destinée…

Si oui, comment pourraient-ils alors s’émouvoir de la destruction en cours des biens communs sociaux (services publics) et écologiques (climat, biodiversité, terres vivrières) sous l’emprise d’un mode de production et de consommation mais aussi d’une culture et d’une éducation qui ont façonné ces nouveaux comportements ?

 

Si le “système” a déjà “enrôlé tant de jeunes (et moins jeunes) les transformant en “collaborateurs” inconscients , comment dès lors pourraient-ils s’engager pour sauvegarder les biens communs ou pour monter scop, régies publiques territoriales d’énergies renouvelables, démocratie directe et co constructive, reprise du foncier périphérique en  terres communes et de liens pour cantines bio 100% et 100% locales …avant qu’il ne soit trop tard ?

 

(on pense là à l’emballement mortel du climat  et à ses (déjà) terrifiants effets  sur le climat généré aux 2/3 non par les “activités humaines” mais par 80 multinationales, on pense à l’ultra puissance des banques d’affaire qui ont pris pouvoir sur nos vies par le jeu des dettes publiques et privées, et qui en jouant de la roulette font planer la menace à court terme d’une explosion de la “bulle” bien plus destructrice qu’en 2008, sachant que les états, les partis et élus, auxiliaires plus que régulateurs, laissent faire ou proposent juste de “réguler” le Capital alors qu’il faut en sortir…)

 

Mais si nous lisons ce qu’il reste de revues libres ou nous informons aux livres anti système pour échapper à l’emprise des médias dominants, y compris sur Internet, nous voyons aussi naître ou se confirmer toutes sortes de révolutions silencieuses portées par la société civile dont des jeunes, dont beaucoup tentent de “sortir du système” et de ses sous systèmes comme la démocratie de délégation, l’école de la compétition les grands travaux inutiles (qui tient les ZAD justement ?), l’agriculture industrielle ou l’agrobusiness pesticidaire..Entr’autres..
DEROULEMENT

 

Nous partirons de pratiques éducatives existantes mais innovantes qui produisent des savoirs outils d’action et des personnalités critiques qui ne rêveraient pas que de “parvenir” sur les hautes branches du de l’économie productiviste et commerciale…

 

Confrontant nos idées nous chercherons les conditions pour développer une éducation, nouvelle, alternative, coopérative, et au final émancipatrice de toutes les colonisations mentales et numériques qui ont tendance à enfermer nos enfants dans l’échec scolaire, dans un univers de spectacles, de compétitions, de consommation, de virtualités, d’illimitations et au final, de soumission au bonheur conforme aux besoins du système..

 

En tant que parents, éducateurs, enseignants, citoyens et autres partenaires associatifs, nous irons à la recherche des pratiques -pédagogiques et éducatives- émancipatrices – notamment dans le rapport au milieu local, puisque ce sont les pratiques  qui font les idées et non les idées qui font les pratiques !.

 

 

11 avril ap midi 15h-18h à CREST

Café associatif de l’Arrêt public

(repas partagé du café associatif l’Arrêt public13h-15h)

Animation : André DUNY (*) avec d’autres participants

 

 

 

2- QUELQUES PISTES ALTERNATIVES IN OU OFF POUR PRÉPARER CET APRÈS MIDI
 

Ne faudrait-il pas

associer nos étudiants et enfants au diagnostic de leur territoire ?

Mais en les faisant d’abord et pour ce faire participer à l’organisation de leurs apprentissages, à la décision sur leurs projets collectifs, et, à type “d’embrayeurs”  à des ateliers productifs et créatifs (comme ateliers d’écritures mais aussi jeux coopératifs ou mieux encore “jeu de l’île” présentation sur le site la-cen.org) et dans la foulée à des projets-élèves d’actions sur le milieu proche?

 

Des formes pédagogiques comme l’enquête et la recherche action gérées en Conseils coopératifs ne permettraient-elles pas qu’ils s’éduquent non seulement à la protection de leur environnement proche, à une vraie vie sociale solidaire autour de l’école (comme les jardins collectifs en HLM) mais aussi à la compréhension systémique des ravages opérés par un seul et unique système que l’on peut contrecarrer et localement et nationalement d’où le besoin de robustes savoirs d’économie, dont d’ une économie locale solidaire, résiliente, endogène, riche d’emplois de qualité, sans croissance quantitative construisant un mieux vivre et la convivialité, retrouvant l’harmonie avec la nature ?
 

Ne pourraient-ils ainsi se doter en même temps que de solides connaissances opératoires, du désir de développer des biens communs  dont par leur propre investissement  dans la production de savoirs et la création d'”oeuvres” donc dans une culture éveilleuse d’intelligence, aux antipodes du consumérisme spectaculaire ambiant sur écran…
(1) André DUNY
ex formateur d’enseignants à l’IUFM de LYON.Ex responsable national du Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN). Actuel coordonnateur de la CEN (nouvelle éducation populaire). Intervenant à l’ANEN (écoles nouvelles). Co auteur entr’autres de “Construire ses savoirs et sa citoyenneté de l’école à la cité (Chronique sociale)

 

 

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