Fruits et légumes / Pesticides : L’intérêt général plutôt que le libre-échange (confédération paysanne)

Par leur action menée aujourd’hui, nos collègues du Modef réclament l’interdiction de l’importation des produits agricoles, notamment de fruits et légumes, ayant subi l’application de pesticides interdits par la législation française. La Confédération paysanne soutient cette revendication de bon sens.

Au printemps dernier, grâce au travail mené par la Conf’, la France a pris l’initiative unilatérale d’interdire l’importation de cerises traitées au diméthoate, un insecticide qu’elle venait de retirer du marché. Pour une fois, la santé des consommateurs et la protection de la production locale contre la distorsion de concurrence ont primé sur le respect des préceptes du libre-échange. Trois mois plus tard, au lieu des mesures de rétorsion prophétisées par ses adeptes, les pays européens ont rejoint l’initiative française, et c’est toute l’agriculture du continent qui sera bientôt libérée de ce produit, hautement toxique pour les paysans, les consommateurs, et l’environnement.

Les productions agricoles, et plus particulièrement les fruits et légumes, sont l’objet en Europe d’une compétition acharnée, que sous-tend l’usage massif de pesticides pour maximiser les rendements et minimiser les prix. En France, les producteurs disparaissent face à la concurrence d’importations produites dans des contextes règlementaires -phytosanitaires et sociaux- peu protecteurs des travailleurs et des consommateurs.

Les cas où il n’existe aucune alternative technique à un pesticide doivent faire l’objet d’une recherche massivement soutenue. Mais dans la majorité des cas l’abandon des pesticides requiert avant tout des mesures économiques et commerciales, car les alternatives existent déjà. La France doit poursuivre l’initiative prise sur le diméthoate et l’étendre à tous les pesticides en choisissant ce qu’elle importe, pour la santé de la population, pour préserver et relocaliser son agriculture, et pour imposer en Europe d’autres priorités agricoles que le business à tout prix grâce à une véritable politique agricole et alimentaire, qui soutienne les paysans dans leurs changements de modes de production et soit cohérente avec les besoins des populations.
Les cas où il n’existe aucune alternative technique à un pesticide doivent faire l’objet d’une recherche massivement soutenue. Mais dans la majorité des cas l’abandon des pesticides requiert avant tout des mesures économiques et commerciales, car les alternatives existent déjà. La France doit poursuivre l’initiative prise sur le diméthoate et l’étendre à tous les pesticides en choisissant ce qu’elle importe, pour la santé de la population, pour préserver et relocaliser son agriculture, et pour imposer en Europe d’autres priorités agricoles que le business à tout prix grâce à une véritable politique agricole et alimentaire, qui soutienne les paysans dans leurs changements de modes de production et soit cohérente avec les besoins des populations.

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