PERTURBATEURS ENDOCRINIENS PARTOUT, HONTE à NICOLAS HULOT ! SUIVI de “COMMENT SORTIR de la MACHINE à ANEANTIR la VIE”

Alors que la France, la Suède et le Danemark tentaient depuis des années d’empêcher la Commission européenne d’adopter une définition trop restrictive des perturbateurs endocriniens, Nicolas Hulot et le gouvernement Macron ont capitulé en rase campagne et adopté un texte dicté et amendé par l’industrie chimique allemande (voir par exemple https://www.marianne.net/…/perturbateurs-endocriniens-la-fr…, ou encore http://www.lemonde.fr/…/perturbateurs-endocriniens-la-franc…). Le texte voté indique que ” toute substance active utilisée dans les pesticides identifiée comme perturbateur endocrinien pour les personnes ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché”. On peut noter que cette “définition” ne traite que des pesticides, lesquels ne constituent qu’une petite partie des perturbateurs endocriniens.

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

L’OCDE le définit comme « une substance étrangère à l’organisme qui produit des effets délétères sur l’organisme ou sa descendance, à la suite d’une modification de la fonction hormonale »
l’OMS le définit comme « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou (sous-)populations. »
En gros un PE (perturbateur endocrinien) est une substance chimique qui imite, bloque ou perturbe le fonctionnement d’une hormone. Il pénètre dans l’organisme par voie digestive (eau, aliments), respiratoire ou percutanée (à travers la peau, pour des cosmétiques par exemple). L’effet d’un PE se manifeste à très faible dose (il est même parfois plus actif à très faible dose qu’à dose plus importante), il est particulièrement néfaste pour les femmes enceintes, les nourrissons et les adolescent(e)s en phase de puberté.

Combien de perturbateurs endocriniens ?

On en dénombre au moins 800. Certains se trouvent dans des aliments naturels, comme le soja (isoflavones) ou la bière (isofalvaonoïdes) mais l’immense majorité sont des composés chimiques synthétiques que l’on trouve dans les antioxydants, les détergents, les médicaments, les pesticides et les plastifiants. Les plus connus sont le DDT, le bisphénol A (longtemps utilisé dans la fabrication des biberons), le distilbène (utilisé comme médicament oestrogène), les métaux lourds (comme le plomb ou le mercure) ou les phtalates qui constituent la base du PVC, qui sont présents dans un très grand nombre de produits (plastiques ndlr) et qui sont connus pour perturber le système endocrinien des animaux.

Effets des perturbateurs endocriniens

Depuis les années 90, de très nombreuses études ont montré que les PE avaient un effet néfaste sur de nombreux animaux (en particulier les poissons) et sur les humains. Les effets prouvés sur l’organisme des PE sont :
* une baisse de la production de sperme et de la fertilité
* des cancers hormono-dépendants comme le cancer du sein (premier cancer de la femme, +60% en 30 ans chez les femmes de 30 à 49 ans), le cancer du testicule (+100% en 30 ans chez les hommes de 20 à 40 ans), ou le cancer de la prostate (premier cancer de l’homme, augmentation de 5% par an).
* un avancement de l’âge de la puberté pour les filles
* une augmentation des malformations génitales
* des effets neuro-comportementaux (autisme, (*) hyperactivité,…)

Les PE sont également suspectés, en liaison avec d’autres facteurs, dans l’augmentation du diabète et l’épidémie d’obésité actuelle.
Ces effets ont pour caractéristiques de s’appliquer sur de très longues périodes. Ainsi le distilbène, qui a été administré comme oestrogène dans les années 60 et 70, a des effets néfastes sur les descendants près d’un demi-siècle plus tard. De même, 25 ans après la catastrophe de Seveso (la dioxine est un des nombreux perturbateurs endocriniens), les hommes et les enfants masculins touchés par le nuage de dioxine ont deux fois plus de filles que de garçons.

Qui est contaminé par les perturbateurs endocriniens?

Nous sommes tous contaminés ! Une étude effectuée récemment à la demande de l’association 60 millions de consommateurs a montré que les 43 adolescents étudiés avaient tous des PE dans les cheveux et qu’ils avaient en moyenne 34 perturbateurs endocriniens différents…
Il faut savoir que les stations d’épuration ne filtrent pas les perturbateurs endocriniens, qui continuent donc à circuler dans l’eau traitée.

Pourquoi les PE ne sont pas interdits ?

Les PE se trouvent dans un très grand nombre de produits et sont fabriqués par millions de tonnes par l’industrie chimique. Quelques PE très dangereux comme le DDT, le distilbène ou le disphénol A ont été interdits. Certains comme les nonylphénols sont interdits en Allemagne mais toujours autorisés en France.
L’interdiction des PE se heurte de front au lobby de l’industrie chimique et pharmaceutique. Ce lobby est particulièrement puissant en Allemagne. En effet l’industrie chimique allemande est le 3e secteur industriel du pays, et c’est la 3e industrie chimique du monde (derrière les États-Unis et la Chine) et la première exportatrice (13,8% du marché mondial contre 10,3% pour les États-Unis). Des entreprises comme BASF ou Bayer utilisent donc toutes les ressources du lobbying pour minimiser les effets des PE et annihiler ou contrarier toutes les tentatives de législations nationales ou européennes.

Que dit la FI des perturbateurs endocriniens ?

Les perturbateurs endocriniens sont absents de L’Avenir en commun. Mais la question a été posée à Jean-Luc Mélenchon par 60 millions de consommateurs et voici sa réponse :

60 Millions – Envisagez-vous des mesures pour limiter l’exposition des consommateurs aux perturbateurs endocriniens ?

Jean-Luc Mélenchon – Nous sommes là dans le champ des conséquences pour la santé les plus dommageables du productivisme le plus aveugle. (**) Nous avons d’ores et déjà prévu d’interdire rapidement les pesticides les plus dangereux, puis d’aller jusqu’à une disparition de ces produits dans le cadre de notre plan de transition écologique. En France, concernant les perturbateurs endocriniens, même si des mesures ont commencé à être prises, elles demeurent insuffisantes ; de plus il existe un blocage important au niveau de la Commission Européenne, sans doute sous influence des lobbys industriels. Il ne suffit plus d’interdire quelques perturbateurs avérés ; il convient de mettre un terme à la présence de ces substances dans de nombreux produits de consommation courante. Au vu des nombreux rapports déjà produits sur le sujet et des avis des experts les plus avisés, nous interviendrons très vite en vue de fournir d’abord une information explicite sur les produits, lisible par le consommateur, puis d’aller jusqu’à une interdiction progressive de leur utilisation s’ils sont reconnus dangereux pour la santé.
(http://www.60millions-mag.com/…/perturbateurs-endocriniens-…)

Le coût social des perturbateurs endocriniens

Ce coût est évidemment extrêmement difficile à calculer. Un rapport de 2015 pour le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism estime à plus de 150 milliards d’euros le coût sanitaire pour l’Union européenne de l’exposition des populations aux perturbateurs endocriniens, dont environ 45 milliards pour la France. L’estimation haute se situe aux alentours de 270 milliards, soit 2 % du PIB européen. Cependant, de très nombreuses substances (95 %) n’ont pas encore été prises en compte, faute de données suffisantes ou pertinentes pour le moment (http://www.lemonde.fr/…/les-perturbateurs-endocriniens-un-f…)

Que disent les scientifiques de la définition de la Commission européenne ?

“les critères votés aujourd’hui requièrent un niveau tellement élevé de preuve [de la toxicité des substances chimiques] qu’ils ne protégeront ni les humains ni la nature”, ont déploré les ONG par la voix de Genon Jensen, de EDC-Free Europe, une coalition de plus de 70 organisations.
Les scientifiques demandaient qu’une échelle graduée soit mise en place, distinguant les perturbateurs endocriniens « suspectés », « présumés » et « avérés » – à la manière de la classification des substances cancérogènes. Cette gradation aurait permis une réponse réglementaire adaptée au niveau de preuve disponible pour chaque produit, mais elle n’a pas été incluse dans les critères adoptés.
Le coup de pied de l’âne vient finalement de la Fondation Hulot qui s’insurge contre le texte voté alors même qu’il a été signé par Nicolas Hulot !

Dominique Laurent

Pour en savoir plus :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Perturbateur_endocrinien
http://sante.lefigaro.fr/…/les-perturbateurs-endocriniens-u…
https://www.politis.fr/…/perturbateurs-endocriniens-une-bo…/
http://www.lalibre.be/…/les-6-choses-qu-il-faut-savoir-sur-…
rapport http://ec.europa.eu/environment/chemicals/endocrine/

NOS COMMENTAIRES et PROPOSITIONS

“COMMENT SORTIR de la MACHINE à ANEANTIR la VIE”

(*) NDLR
A noter le chiffre d’une naissance de bébé autiste sur 72 naissances en France un chiffre effarant tragique quand on sait le retard du pays en aides et accompagnements. La loi stipule la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans . Or à peine 20% d’enfants autistes sont intégrés à l’école

(**)

Le productivisme est inhérent au système capitaliste de la propriété privée des moyens de la production matérielle et intellectuelle, il fait partie de sa logique interne d’accumulation et de croissance infinie, donc d’exploitation des humains ( exemple plus que parlant de cette logique : le Rana Plaza au Bengladesh, effondré tuant 1100 ouvrières, et dans les gravats les enseignes des multinationales de la grande distribution donneuse d’ordre et désormais à grande échelle la destruction de la nature ravalée au rang de servante et de dépotoir. (voir sur ce site la pièce dramatique à l’affiche du festival d’Avignon “Je ne vois que la rage de ceux qui n’ont plus rien”)
Avec le revenu de base qui n’affronte ni la propriété ni le pouvoir du capital, on a un genre de solution comme un rêve éveillé ou “comme des évêques à qui le diner arrive tout prêt” (Alain à propos de l’idéalisme de Leibniz) : quelle liberté aurons nous de mener nos projets qui ne se heurteraient ni aux murs de la propriété foncière, industrielle, intellectuelle, immobilière, commerciale, ni aux pouvoirs technocratiques, oligarchiques et ploutocratiques, ni à l’industrie culturelle et aux médias avilissants la pensée critique, ni à la pub qui nous fait désirer ce dont nous n’avons pas besoin, ni aux objets connectés ni à la religion  du développement personnel hors sol dans le progrès infini des technologies miracles.

Il faut des années d’insoumission et de travail intellectuel pour ne pas se contenter de cultiver des actions individuelles, type petits gestes éco-citoyens, et même de “décroissances exemplaires”, et aussi des “alternatives positives”, mais closes sur elles mêmes (type une gratiféria par ci ,un incroyable comestible par là),  en croyant qu’une main invisible fera un tout de ces parties isolées, ce qui produira un  effet de tsunami (comme l’image trompeuse des ruisseaux en rivières) censé  nous libérer ipso facto  du système capitaliste globalisé…lequel délaissé, agoniserait enfin tout seul dans son coin.

L’histoire nous apprend tout autre chose…

Les luttes collectives de résistances sont indispensables pour ne pas se retrouver ravalé au rang de précaire, de sujet des actionnaires  ou de l’état ou de la technologie, ou de big brother, ou de l’idéologie de l’individu roi, ou de victime de l’empoisonnement général…

Avec les alternatives, l’on restaure de l’énergie, de la convivialité et même de la joie de vivre, certes.

Mais si nous ne sortons pas de la propriété, du pouvoir, de l’idéologie  capitalistes, qui savent se déguiser avec leurs millions de complices, en vert ou rose pâle , en croissance verte ,  alors ce système, très abstrait et très concret quand on l’a compris dans son essence,  anéantira en ce siècle et sous nos yeux hagards le projet de la vie…

“En sortir” (de la propriété du pouvoir c’est, depuis une douzaine d’année l’horizon de la “nouvelle éducation populaire” de la Cen , et ça l’a fâchée avec tout le monde (ou presque comme dit le Fakir).

Les tragédies et monstruosités du “socialisme réel”, qui a substitué la propriété d’état à la propriété privée, le capitalisme d’état au capitalisme libéral aidé par l’état, le pouvoir stalinien à la démocratie de participation à la décision, le catéchisme étriqué de l’état à la culture d’émancipation, le productivisme à la perma-économie, la destruction de l’environnement à la coopération avec la nature…ont anéanti pour longtemps le rêve d’en finir, sans reproduire…

Les temps reviennent de la mise en question devant les désastres de la pratique capitalistique et les évènements chocs qui ont donné visibilité à sa nature cachée derrière la religion de la consommation et de la poursuite du seul bien être privé (ce que Castoriadis appelait la privatisation de l’individu)

Donc on se forme on se redresse  on pense  on s’émancipe dans les luttes comme dans les alternatives dès lors qu’elles “ouvrent sur”  et préparent les horizons de prise de pouvoir (politique), de changement de propriété (actionnariale), de conquête de l’hégémonie (culturelle)…bref, si on globalise, si on politise, si on “économise”,  si on conscientise..ce qui est plutôt énorme mais indispensable…tout en politisant par le bas,  en re-suscitant l’économie relocalisée ou perma économie par le bas, en réinventant une intense vie culturelle locale …

Sans la conquête des consciences au coeur des luttes et des alternatives le système se re relégitime à chaque élection ou à chaque innovation  collaborative 3D ou à chaque rebond technologique à chaque promesse de croissance verte et vertueuse…pire à chaque conférence mondiale climat où jamais il n’y a la primauté donnée par les politiques aux engagements climatiques (déjà bien faiblards) sur les politiques de compétitivité économique (ce qui nous dit tout sur la primauté du profit des propriétaires sur la vie, et le dévouement des politiques aux biens privés,  quitte à nous faire tous entrer dans le chaos climatique (en plus du désastre écologique et social)

Promouvoir ici et là la démocratie territoriale directe (horizontale)notamment en vue des municipales 2020, colporter des idées d’autonomie intellectuelle, de régies publiques alimentaires, énergétiques en propriété collective…participer aux luttes pour défendre la terre, le sous sol, les forêts, les biens communs pour contrer les délocalisations ou les perturbateurs endocriniens , ou les énergies fossiles et fissiles…pour un traitement humain et l’accueil de plus de réfugiés et migrants…devraient donner lieu à l’élévation de notre niveau de conscience sur la nature du système et sur les moyens de s’en extraire sans toutefois oublier que ça se joue en grande partie à l’échelle du territoire, de la cité, des rapports ville/campagne

La bataille des idées pour l’hégémonie d’une autre vision du monde  et le recouvrement national de.notre souveraineté politique et monétaire, économique et culturelle, doivent intégrer selon la Cen l’engagement local dans de nouvelles politiques et gouvernances citoyennes au local tout en contraignant  l’état à se déconcentrer et à transférer des moyens publics aux politiques locales  démocratiques de reconquêtes des autonomies (pas autarciques !) alimentaires, énergétiques, et culturelle, jusqu’à une évolution (révolution) de la propriété et du pouvoir politique locaux. Ca se prépare au local …Pour Bernard FRIOT il y a nécessité de supprimer la propriété lucrative et de généraliser la propriété d’usage des outils de travail….avec dépossession sans indemnisation des porteurs de titres” (voleurs de la valeur créée par autrui) bref  “exproprier les expropriateurs “, “les travailleurs devenant les propriétaires d’usage de leur outil de travail…”
On voit qu’il faudra un solide rapport des forces si cette forme de reprise en main de l’économie .

Durant toute une période 2010-13, la Cen a mis l’accent et sur la nécessaire autonomisation de la société civile et sur la conquête locale du pouvoir (villes et campagnes) par des collectifs citoyens écolo et sociaux, à la fois comme expérimentation et aussi comme école de la démocratie en vue de sortir du système de subordination des mouvements civils aux partis et de confiscation du politique par les o:igarchies des partis qui , on le sait, comprennent surtout des gens de la classe moyenne prétendant dire au peuple ce qui était bon pour lui, mais sans lui,  tout en aspirant à rejoindre la classe des puissants au dessus d’elle !!!

Si  nous ayons appelé à prendre en main le pouvoir politique local et ses  enjeux d’autonomie économique partielle (relocalisaion donc démondialisation) c’était en le tricotant avec  le paysage global ( l’économie casino, la planète au climat et à la biodiversité saccagés par un seul et même système et non l’Homme générique abstrait ) nous avons négligé d’informer critiquement sur la géostratégie et les solidarités internationales, après avoir pourtant accompagné les actions “sans papiers” à Valence..
Nous aussi nous nous sommes tenus à l’écart du jeu politicien et des luttes politiques nationales partidaires pour reconquérir les souverainetés monétaires.et démocratique… Nous avons sans doute sous estimé les mouvements nationaux d’opinions subversives, le renouveau des idées démocratiques (constituante et changement de règles)  comme récemment à  l’occasion de la présidentielle où nous avons été surpris par la force des débats électoraux. Quand les réseaux sociaux s’emparent des enjeux, que des formes un tantinet nouvelles de politisation apparaissent, que des millions de jeunes et moins jeunes de la société civile se sentent partie prenante et prèts à porter au pouvoir d’état une force “insoumise” on se reprend à rêver à des changements substantiels imposés par en haut et qui pourraient dynamiser et changer les cadre territoriaux et des quartiers (transitions ou alternatives ou autonomies énergétiques, alimentaires, …relocalisations)

L’on a pu entrevoir que par le portage de l’idée de la constituante, tout le système vertical-oligarchique-représentatif pourrait  laisser la place à un système horizontal à responsabilités tournante bref évoluer vers la démocratie fédérative où tout ou presque part des assemblées locales et remonte par délégation impérative , à l’opposé de ce jacobinisme où l’état “prend tout” l’espace et se dévoue aux intérêts des milliardaires invisiblement en coulisses du jeu politique visible.

Le mouvement de la décroissance organisée de la méga machine était pourtant que timidement porté par les économistes du programme de la FI …
Maintenant, nous apparait plus que nécessaire d’amplifier la lutte des idées en même temps que toutes les autres luttes et alternatives ce à quoi nous convie avec une acuité très actuelle, l’un de nos maîtres à penser, Antoine GRAMSCI dont nous livrons une intéressante présentation  ci contre sur ce site….

La classe ouvrière et autres classes populaires en soi et pour soi ont été éreintées par la globalisation, par le mode de vie consumériste induit par le capital,
Elles ont aussi (surtout?) été éreintées par l’esprit du capitalisme qui a su s’insinuer partout, jusque dans les mode de vie et de pensée ce dont témoignent trop d’indifférence du peuple “visible” aux malheurs de ses semblables, trop de vote fâchés mais en faveur des fâchos,  trop de divisions entre pauvres. En témoigne non pas un succès éclatant mais quand même,  la victoire d’Emmanuel Macron, réussissant à marginaliser les partis traditionnels et à attirer à lui les jeunes qui s’affirment dans le jeu de l’économie libérale justement…Dans ce crépuscule où ceux d’en haut ne peuvent plus se partager comme avant le pouvoir, ceux d’en bas n’en voulant plus (abstentions records, non inscrits, mal votants), où  les cartes paraissant rebrassées au profit d’une jeune classe moyenne jouant habilement des codes, il nous semble que la fonction “lutte pour l’hégémonie intellectuelle et morale” des mouvements qui veulent subvertir le système retrouve une légitimité puisée dans les analyses stratégiques de Gramsci : à lire toute affaire cessante sur ces pages de notre site car d’ une chaude utilité dans ce contexte, à condition d’actualiser sur le cahos climatique, les migrations massives,  et la décroissance à la façon de Berlinguer sans doute.  Non ?

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