Avr 012015
 

Eyrieux 2 - 28 03 15Un bon après midi ce  28 février invité par…..

Avec entr’autres le souvenir de la pause au balcon d’un village de charme ayant gardé tout son caractère avec petit vin blanc et pâtisseries orientales.

 

Compte rendu et libres évocations (voir aussi la Tribune de Montélimar)

Comme annoncé Il y a eu l’expression d’une vingtaine d’habitants et d’élus locaux autour de la recherche de solutions locales « société civile  » aux désordres climatiques et économiques globaux

Avec on peut le dire de l’intelligence collective attelée à la question de la reconstruction de l’autonomie énergétique et alimentaire, locale, sinon sur toute la vallée du moins sur son cours moyen

 

Evidemment ce ne sera pas une vie dans la démesure dictée par la publicité les médias la culture de divertissement et les investisseurs en recherche de profitabilité .

 

Ceux ci sont relativement moins présents ici que sur les Chambarran ou qu’ils le furent dans la basse vallée de l’Ouvèze…où le projet de CENT a plusieurs centaines de millions d’€ a fait « pschitt »

 

Quand il y a expression collective la mémoire des anciens est réactivée.

 

Il fut un temps où l’on mangeait modérément de tout dans un rayon de quelques km, à portée de cheval et où l’on faisait la fête plus souvent qu’aujourd’hui…. sans énormes machineries

 

Ici le dessein central de la permaculture  de réaliser partout un système coopératif Homme/Nature, d’associer polyculture maraîchage et élevage, animaux végétaux humains, vent soleil eau terre nourricière, artisanat et petite industrie recyclable, en bonne coopération et intelligence avec la nature…..ne semble pas un idéal inaccessible

Ni l’idée d’un développement endogène sans croissance quantitative

 

Le vent peut être au service des ardéchois et non pas à celui des multinationales comme Suez, qui le vole au nez et à la barbe des habitants pour le plus grand profit de quelques actionnaires milliardaires voguant sur leurs yachts 3 ponts aux lointains…(1 en attaché).

 

Il peut enrichir tout le monde sans enrichir un seul…

 

L’eau locale abondante en ce moment n’est pas à l’abri de futures sècheresses prolongées.

 

Le changement climatique s’accélère. L’on peut préserver la ressource par l’agro-foresterie, la couverture des sols, la production bio, l’énergie sans pétrole, la la relocalisation subsidiaire de toutes sortes d’activités durables et de services…mais via la voie de la régie municipale contrôlée par la population…

La ressource forestière bien que difficile à gérer durablement vu le nombre élevé de petits propriétaires, peut être mobilisée indirectement par la démocratie directe où l’essentiel c’est de se réunir de se parler en respectant la diversité des vues et de chercher une solution avantageuse pour tous et pour le biotope local
Le cahier « Saillans » réalisé sous forme d’interview par joël Feydel   et édité par la Cen a été largement emprunté sur les tables

 

Une riche vie culturelle peut être ranimée par les communes en octroyant de quoi monter en co-construction festivals, fêtes, spectacles avec des artistes en résidence qui aident à élaborer plus artistiquement les productions des autochtones et à les mettre mis en partage après avoir ouvert les horizons et développé des puissances d’agir insoupçonnées….

 

Des soupes cinés débats où l’on peut également se rencontrer et échanger des savoirs sur le modèle convivial-participatif comme ce fût le cas dans les Nuits du 4 août ou les Convergences de Lézan….

 

C’est ainsi qu’à évolué la population du village de Vandoncourt qui s’est peu à peu mise à près de 250 pour le gérer, soit le tiers de sa population gestionnaire et ce, pendant 30 ans

 

C’est par la mobilisation des consciences l’éducation populaire la démocratie d’en bas la vie culturelle qu’on peut décider de diminuer comme à Gussing de 4 fois les émissions de CO2 mais aussi d’en accroître l’absorption en développant l’humus local via la polyculture et les cantines bio 100%

 

Il le faut parce que les océans, le permafrost, les banquises se réchauffent et que la forêt amazonienne déjà en proie à une déforestation galopante voit mourir ses plus grands arbres, rendant périlleux l’avenir même de l’humanité

 

Ou plutôt comme l’exprime Naomi Klein : « la «vérité qui dérange» ne tient pas aux gaz à effet de serre : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre…et cette crise pourrait bien ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable, mais aussi plus juste » (2 en attaché)…à condition de commencer à sortir du système par en bas

 

Bref par le service réciproque que chacun/e peut se rendre en complémentarité, en relative harmonie et sans destruction du du climat comme à Gussing avec ses 55 biodigesteurs complété par une unité de liquéfaction du bio gaz forestier et agricole qui permet de l’emploi durable de faire le plein des bus et et voitures pour un coût environnemental et économique bien moindre.

 

En Ardèche on ne résoudra pas la question des déplacements doux avec la voiture électrique un mauvais succédané qui fait perdurer l’ancien monde avec des centaines de millions d’argent public pour que roulent  les bobos en faisant tourner les centrales  nucléaires en dévastant des régions entières pour extraire le lithium des batteries

C’est possible avec une filière bio masse locale produisant du bio gaz méthane pour les mini bus…et aussi du petit éolien, tous  du vrai renouvelable  mais en régie publique et non sous le régime de la propriété privée de ces moyens de production et distribution qui

engendrent productivisme, industrialisme, gigantisme, extractivisme, consumérisme

Les ressources financières pour les politiques territoriales en matière de « biens communs » manquent avec l’austérité d’état et la dette aux banques privées et les projets inutiles.

Mais on peut mobiliser des crédits : banques coopératives, crédits municipaux, aides régionales, épargne bourgeoise citoyenne  affectée à des porteurs de projets, comme le fait la foncière « Terre de liens »)….et côté région …pour ce développement endogène du territoire qui prend appui sur les ressources locales, naturelles  (bio masse hydrologie vent soleil et agriculture..),

 

Avec l’auto production d’énergie en régie l’on se dote de moyens pour des politiques locales sociales et écologiques

 

On écoute la Mairesse de Montdidier (Somme), nous expliquer que chaque année 430 000 € net après amortissement tombent dans les caisses de sa commune ce que n’ont plus lles actionnaires des « fonds de pension » ou des multinationales
De quoi disposer de fonds propres d’investissement. Certes on ralentit mais on sait qu’on améliore la vie de tout le monde…et de la planète

 

Montdidier, une commune qui en jouant aussi sur la sobriété se veut autonome bientôt à 100% …mais qui n’a semble t il pas mis en place le budget participatif avec ses habitants

 

L’autonomie énergétique permet donc d’investir une part des valeurs ajoutées dans des autres unités de production mais pour une partie dans les autres biens communs comme une maison médicale de soins et de prévention, dans l’isolation des bâtiments publics, dans la promotion de festivals culturels eux aussi co construits avec et par les habitants afin de retrouver de la convivialité pas qu’au bistrot

 

On a parlé du cas des communes qui recherchent l’autonomie alimentaire d’abord en se faisant des cantines 100% bio (Mouans Sartoux, Ungersheim…) avec à la clé création de nombreux emplois (un SMIC possible sur seulement par 1000° M2 de terre cultivée en permaculture !!!)

 

De quoi donner envie d’affiner la question de la récupération du foncier agricole et forestier par la mobilisation  « politique »  de la société civile locale en démocratie communale de co-construction des décisions et d’intelligence collective, seul vrais moyens de faire résilience ensemble pour à la fois réduire les périls, habiter un monde plus juste, et mieux vivre ensemble.
C’est ici qu’il fau rebondir sans tomber dans les discours convenus de la transition « pièges à cons »…ou de l’écologie benête, qui ne demandent qu’aux seuls consommateurs et pas les plus riches de se bouger en occultant les plus gros responsables mis ainsi à l’abri des critiques de fond
Prenons l’exemple de d’eau que les « consommateurs » gaspillent certes puisqu’ils consomment environ 6% du total. Ils sont néanmoins sommés  de réduire drastiquement leurs gaspillages au robinet
Mais les principaux responsables sont ailleurs : les exploitations agricoles industrielles font 55% de la consommation (un kg de maïs =750 l d’eau) et les industriels 40% tout en  polluant gravement les nappes

C’est ainsi que ne sont pas posées les questions de la propriété et  du pouvoir…

 

Personne n’ayant envisagé de mettre le paquet sur les cantines bio local 100% comme moyen d’assurer la bonne santé des enfants en même temps que du revenu stable pour les  paysans locaux (mieux que Amap ou groupements d’achats),  on a donc fini concrètement (en situation) sur un nouveau rapport bourgades/campagnes, hommes/nature, économie énergétique /économie alimentaire en mettant l’accent sur la récupération du foncier nourricier périphérique

 

 

C’est à cette recherche collective qu’a été consacrée la dernière heure …

 

Et là on a découvert que St Vincent de Durfort et des communes voisines ont eu et ont encore une politique publique de récupération du foncier agricole et d’installation de paysans les deux maires étant présents et référents précieux dans le débat avec 3 ou 4 autres élus du Conseil comme de la « Com Com »…

 

Et l’on a aperçu les contours de la bataille du foncier pour assurer ce bien commun essentiel : la nourriture saine à tous…et d’abord aux enfants des plus pauvres avec des repas bio complets à 2 € (MouansSartoux)
On a fini sur « quels enfants laissons nous à la planète ? » sur leurs mises en situation de responsabilisation « citoyennisante » pour un nouveau rapport entre les hommes et à la nature vivrière,  par exemple via leur participation au diagnostic du territoire (par l’enquête action) et à ses aménagements…(apprendre par recherche-action)

 

Après midi animé par A Duny avec Georges au vidéo proj et aux photos (merci) et Laurent en auditeur libre.

 

NB

 

Cet été (11-13 juillet 2015) justement en vallée de l’Eyrieux journées « Transmission » de la Cen :  des techniques pour mener les chroniques radios ? et aussi comment participer à des collectifs de lutte ? animer un jardin collectif et/ou pédagogique ? prendre la parole ou écrire sur l’espace public ? débattre de la démocratie, de la permaculture, de l’écologie sociale, de l' »éduc pop »,   apprendre à animer le jeu Vert ou rouge…ou réfléchir à un autre modèle de développement sans croissance,

Pour apprendre aussi à reproduire ce genre d’après midi où pendant les 2/3 du temps les gens s’expriment et échangent et débattent  (Il faut juste avoir une petite longueur d’avance et déposer sur 2/3 tables les articles de fond photocopiés à prix libre (+ la librairie si possible)

 

 

(1) Réponse  AD Vent d’Ardèche sur la liste transition ardéchoise

 

(2) Tout peut changer. Capitalisme et changement climatique

Naomi KLEIN Editions Actes Sud / LUX

 

(3) Energies démocratie territoriale et sortie du capitalisme André Duny (Ebullition)

 

 

 

 

 

Naomi KLEIN

Editions Actes Sud / LUX

18 Mars, 2015 640 pages

traduit de l’anglais (Canada) par : Nicolas CALVE, Geneviève BOULANGER   Prix indicatif : 24, 80€

 

http://www.actes-sud.fr/catalogue/societe/tout-peut-changer

 

Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La «vérité qui dérange» ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre

Au-delà de la crise écologique, c’est bien une crise existentielle qui est en jeu – celle d’une

humanité défendant à corps perdu un mode de vie qui la mène à sa perte. Pourtant, prise à rebours, cette crise pourrait bien ouvrir la voie à une transformation sociale radicale susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable, mais aussi plus juste.

On nous a dit que le marché allait nous sauver, alors que notre dépendance au profit et à la

croissance nous fait sombrer chaque jour davantage. On nous a dit qu’il était impossible de sortir des combustibles fossiles, alors que nous savons exactement comment nous y prendre – il suffit d’enfreindre toutes les règles du libre marché : brider le pouvoir des entreprises, reconstruire les  économies locales et refonder nos démocraties. 

On nous a aussi dit que l’humanité était par trop  avide pour relever un tel défi. En fait, partout dans le monde, des luttes contre l’extraction effrénée des ressources ont déjà abouti et posé les jalons de l’économie à venir.

Naomi Klein soutient ici que le changement climatique est un appel au réveil civilisationnel, un puissant message livré dans la langue des incendies, des inondations, des tempêtes et des sécheresses.

Nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous.

L’alternative est simple : changer… ou disparaître.

 

Tant par l’urgence du sujet traité que par l’ampleur de la recherche effectuée, l’auteur de No Logo  et de La Stratégie du choc signe ici son livre le plus important à ce jour.

 

 

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