« Rendre VALENCE à son PEUPLE à son FLEUVE à sa CAMPAGNE et à son AVENIR » !

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Pour mémoire notre texte collégial de fin 2007 largement diffusé par messagerie électronique (Valence alors dirigé par l’équipe de Mme Balsan)  

1) Rendre son fleuve à la Ville

Une ville coupée de son fleuve, c’est une véritable aberration culturelle, sociale, économique, et esthétique : le fleuve a toujours apporté richesse et respiration à une ville. Aujourd’hui l’autoroute asphyxie Valence. Il faut rétablir la synapse entre la ville et son fleuve car il est d’abord une source inépuisable d’énergie renouvelable :

-un gros échangeur de chaleur (eau à 15°5 en moyenne,1400 m3 en moyenne par seconde). On peut et on sait soustraire un demi-degré à cette eau par un échangeur thermique (pompe à chaleur) …Il faut aussi y installer des ponts d’éoliennes…petites et moyennes et faire creuser un lac de milliers de M3 au col des Limouches eau montée par pompes les jours de mistral, eau en conduite forcée à turbiner les jours sans vent comme cette île espagnole de 55 000 habitants autonome en électricité par ce système, ce qui correspondrait à un revenu potentiel de  millions d’euros réinvestissables dans l’achat des terres agricoles pour produire bio en régie municipale directe comme Mouans sartoux !!!!Opérateurs : la  ville de Valence (avec les 40 (50 ?) millions d’€ des boulevards on pouvait le faire  en partie, avec des SCIC entre entreprises locales et ville de Valence (voir ci-dessous crédit municipal). Dans toutes les agglomérations (Montbéliard, Tours, Lyon, Clermont, Aix en Provence, Angers….etc) les autoroutes qui les traversent  cessent d’être payantes : à Valence, non
 

2)     Se réapproprier le crédit municipal : une ville actrice de l’économie solidaire

`A l’heure des cartes de crédit délivrées par les grandes surfaces appliquant des taux usuraires (17%) qui asservissent parmi les plus démunis qui cherchent à se nourrir, pourquoi, le crédit municipal -dont l’objet premier est de lutter contre l’usure- n’est-il plus un outil d’une politique économique au service des habitants du Grand Valence, notamment des plus pauvres ? Il faut le reprendre et l’abonder massivement, en faire un des instrument d’une démocratie économique locale, gérable, contrôlable par les habitants tes de la commune : pourquoi le président du crédit municipal de Valence est-il le Maire d’Avignon ? (voir ci-dessous à budget participatif). Dans ce cadre on aura un opérateur financier de l’investissement productif prêtant à zéro intérêt, pour la création d’entreprises nouvelles de  production d’énergie propre (solaire, bio masse,etc), pour la relocalisation : pour le soutien à des entreprises écocitoyennes de construction de logements sociaux bioclimatiques, à l’économie solidaire, des coopératives municipales en partenariat avec les Associations.

3) Créer une assurance mutuelle municipale.

Mettre en oeuvre une assurance généraliste (maladie, retraite, responsabilité civile individuelle et professionnelle, auto, accident…) sur l’espace de la commune et de l’agglomération dont le concept serait de payer les dommages et de faire ensuite appel des cotisations. Ainsi n’y aura-t-il plus de possibilité de capitaliser les primes et de détourner le mutualisme.

4) La ville au peuple : le budget d’investissement co-décidé avec les habitants-tes 

a) le budget participatif

Ce serait lancer un des principaux outils d’une démocratie générale qui organise les demandes, les besoins, les prises de décisions, les évaluations par les habitants eux mêmes. Transfert de la prise de décision à la base, quartier par quartier, des priorités d’investissements pour la ville : investissements exécutables par les « élus », contrôlés par les demandeurs, annulant fraudes et corruptions.  Alors la priorité serait donnée aux urgences sociales et non aux grands travaux des promoteurs b) contrôle municipal et populaire du crédit municipal c) mixité sociale par la préemptions d’immeubles en centre ville pour des logements HLM d) maîtrise locale de l’attribution des marchés publics,e) retour de l’EAU en régie municipale (un CA composé de 2/3 d’habitants)

5) Construire, rénover écologiquement des HLM économes en énergie donc aux charges très réduites.
Ne pas les isoler avec des plaques de polystyrène cancérogène. Ré-installer partout la mixité sociale (voir budget participatif)
Promouvoir des modes de déplacements propres (couloirs verts vélos, vélomnibus, coopératives de locations et de co voiturages…°

6) Financer la démocratie culturelle, l’éducation du peuple par des équipements sociaux et culturels, d’expression, et d’accompagnement à la  création populaire d’en bas : contrat ville-lecture, soutien aux éducations populaires citoyennes aux médias locaux alternatifs ou citoyens, avec entr’autres une maison de l’information, des Maisons ou Cafés des droits sociaux, de la participation citoyenne, et des alternatives où il fait bon prendre un verre entre des cafés-débats citoyens, des  ateliers ou des informations juridiques pour se défendre ou s’organiser  dont une Maison Mandrin d’histoire du mouvement ouvrier de l’économie sociale et solidaire et des éducations  populaires dans le vieux bâtiments de l’ex Maison des Syndicats..

7) Rendre sa campagne nourricière à la ville

Stopper l’extension des lotissements (1 département de terres perdu par 7 ans, 30 000 ha /an), relocaliser la production vivrière, maraîchère, volaillèrre, construire des circuits courts d’approvisionnement, en relations avec l’agriculture paysanne, encourager la production bio 100% en coopératives (dont municipales) dans le pays valentinois (90% alimentation importé ).avec des cantines scolaires, d’entreprise,de maisons de retraites, d’ hôpitaux au bio 100%. Avec une éducation à la santé par l’alimentation. Il ne faut plus partir du centre des villes et considérer la campagne comme un espace de conquête, mais partir de la campagne en la considérant comme le partenaire essentiel de la vie et de la ville. Relocaliser des jardins dans la ville.

8) En finir avec la gabegie

Un choix discutable : des boulevards pas plus fonctionnels qu’avant, pour une débauche financière qui se chiffre actuellement pour la seule première tranche à plus de 36 millions, pour quelques centaines de mètres de boulevards à l’esthétique bourgeoise, luxueux, minéralisés, bagnolisés, banquarisés, quand les quartiers populaires sont démunis de tout, le logement social sacrifié, la vie culturelle et associative  des quartiers asphyxiée.. Les moyens existent donc…au moment où l’on pouvait capturer de l’énergie renouvelable en rendant Valence à son fleuve, à son peuple, à sa campagne et à son avenir dans une vision globale d’une cité démocratique: démocratie culturelle, démocratie économique , démocratie écologique, démocratie politique…

Les MANDRINS de Valence

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