Juil 142017
 

Faut-il brûler Lénine ?

Claude Berger a écrit un livre remarquable qui ne devrait pas manquer de susciter des polémiques : « Marx, l’association ou l’anti-Lénine », paru chez Payot et normalement en vente chez tous les libraires. De profession dentiste, collaborateur de Politique-Hedbo et de Politique Aujourd’hui, Claude Berger a aussi suivi, pour Libé, la grève des ouvriers de la SAE, c’est-à-dire que ce n’est pas l’intellectuel de type classique, et que la nouvelle gauche pourra tirer de ce livre, au hasard des pages, un tas de réflexions et d’informations peu usuelles qui contribuent à cette formidable discussion qui s’élabore dans la pratique depuis Mai 68.

LIBERATION : Ton livre, « Marx, l’association, l’anti-Lénine », porte un sous-titre : « Vers l’abolition du salariat ». De quelle façon, selon toi, ce projet est ancré dans la réalité d’aujourd’hui ?

C. BERGER : Avant tout, selon Marx et aussi selon Engels, lui qui dénonçait en 1882 « le parti de la conservation du salaire » au sein du mouvement ouvrier. Selon eux, donc, cet objectif d’abolition du salariat était, déjà au XIXe siècle, ancré dans la réalité des luttes, et à terme, il ne pouvait que s’affirmer avec le développement du capitalisme et de la société salariale. Il faut préciser pourquoi. En 1845, Marx et Engels observent que les grèves vécues par les travailleurs sont certes déclenchées pour lutter contre l’exploitation, mais qu’elles se vivent comme une émancipation du travail salarié lui-même. Il dira de ces grèves qu’elles constituent « les premiers essais des travailleurs pour s’associer entre eux ». Il notera que le maintien de l’association semble plus important aux travailleurs que le maintien du salaire parce qu’elle leur procure une véritable jouissante révolutionnaire. Tu remarqueras que cette réalité est plus que jamais actuelle. Sans parler de Lip, c’est le fait de la plupart des grèves récentes. Prends celle des travailleurs du bâtiment de la SAE, dont Libération a rendu compte.

A la fin de la grève, ce qui était devenu le plus important, c’était la communauté de lutte, les assemblées générales, les repas communs, la coordination et l’échange d’informations avec tous les travailleurs de la région, l’isolement et la mise à l’écart des petits et des grands chefs.

LIBERATION : Quelles conclusions en tirait Marx ?

C. BERGER : En premier lieu, que la classe ouvrière devient révolutionnaire lorsqu’elle lutte non plus seulement contre l’exploitation, mais contre l’oppression du travail salarié : lorsqu’elle avance cette « union révolutionnaire par l’association » qu’évoque « Le Manifeste ». Cette association, c’est le germe de la société sans classes, de l’abolition du salariat, et il apparaît lors de chaque grève qui, de revendicative, devient émancipatrice. La lutte exclusivement revendicative ou bornée à la seule défense de l’intérêt de classe renvoie à la conservation du système. Après tout, le capitalisme est fondé sur la lutte des classes. L’ajustement répété du prix de la force de travail est un moment de la reproduction du capital. La véritable rupture survient avec la lutte par l’association, puis avec celle pour l’association.

LIBERATION : Et le Parti chez Marx ?

C. BERGER : Avant de traiter du Parti, Marx traite de son rôle en rapport avec ce caractère double des luttes ouvrières. Si les grèves sont spontanément émancipatrices, Marx pense à une stratégie anti-salariale. Pour lui, le problème essentiel était de maintenir l’association au-delà de la lutte et de constituer un mouvement coordonné des associations ouvrières. C’était là le but de la première Association internationale, d’où son nom. Le collectif « intellectuel » de ce mouvement, le Parti ne pouvait avoir qu’un but : favoriser cette auto-émancipation des travailleurs sur la base de ce qu’ils font réellement en pratique dans leurs grèves associées.

Autre point important de la théorie de Marx : le savoir théorique émane de l’association ouvrière et pas d’ailleurs. Le marxisme est alors non pas une théorie comme les autres, une « idée » au-dessus des masses, mais la généralisation même du savoir des luttes de classes émancipa­trices.

LIBERATION : Quel est ce nouveau savoir ouvrier ?

C. BERGER : Tout simplement la découverte qu’il n’y a pas d’exploitation capitaliste sans oppression capitaliste : que l’exploitation capita­liste du travail faut un tout avec la condition salariale, la division capitaliste du travail, l’enfer­mement dans l’usine et l’oppression d’Etat. « Sans salariat, point de capital, point de bourgeoisie », disait Marx. Or le mouvement politique et syndical ouvrier s’est jusqu’ici borné à lutter contre l’exploitation pour oublier la lutte contre l’oppression et la condition salariales en donnant même comme objectif à la révolution sociale un simple aménagement du salariat, et non sa suppression. Il s’est même installé dans les divisions de l’économique, de l’existentiel et du politique suscitées par la société salariale.

LIBERATION : Comment fais-tu le lien entre exploitation et salariat ?

C. BERGER : Pour extorquer la plus-value, il faut nécessairement au capital un marché du travail, c’est-à-dire la concurrence des travail­leurs entre eux. Au dehors de l’usine, et au dedans. Pour réputer sans « valeur » et concur­rentiels les gestes de travail, ceux-ci doivent être « sans savoir », maïs aussi différents, d’où la nécessité de les découper et de les différencier par la cotation, les races, les sexes, les âges. Cela, alors qu’en réalité, avec l’essor du travail moderne, ces gestes deviennent indifférenciés, donc échangeables entre les travailleurs. Pour imposer cet ordre, il faut une coercition d’Usine, il faut enfermer les travailleurs.

Pour gérer « l’exploitation », il faut des « écono­mistes » et les travailleurs, eux, n’ont droit qu’à réclamer une plus grande part de salaire. L’usine est alors un lieu sans « politique » alors qu’en fait, elle extorque le pouvoir, le savoir, le temps libre et l’existence même des travailleurs. C’est une machine essentiellement capitaliste : la source même de l’oppression de l’Etat, de l’Ecole, de l’Armée, de la Famille, de la Culture. Et cet ensemble social produit des individus salariés à la fois concurrents, marchands et soumis à Dieu le Père l’Etat : bons pour le salariat réel : sujets de l’exploitation et de l’oppression ou pour le salariat formel : agents de l’exploitation et de l’oppression…

LIBERATION : Pourquoi « l’Anti-Lénine » ? Selon toi, le léninisme n’a rien à voir avec Marx ?

C. BERGER : A partir du moment où l’on dit, comme Lénine, que les grèves n’ont qu’une portée revendicative (contre l’exploitation), qu’elles n’ont pas de spontanéité antisalariale, on ne peut pas bien sûr envisager de révolution antisalariale, mais on ne peut pas faire non plus la critique de l’oppression du travail salarié, de la division du travail, de l’enfermement dans l’usine et de la société salariale. Voilà pourquoi Lénine ne pouvait définir le socialisme que comme « le monopole capitaliste d’Etat mis au service du peuple entier » et rien d’autre.

Or le rôle du Parti, chez Lénine, n’est pas une option isolée simplement déterminée par les circonstances. Celle-ci fait un tout avec sa théorie de la spontanéité des luttes et avec l’absence de critique antisalariale. Le Parti se surcharge alors d’une conscience mystificatrice, religieuse, de la révolution et de son objet, bonne à être déversée aux masses « inconscientes ». Il n’y a pas de rupture antisalariale chez Lénine. D’où le fait qu’il se fit le chantre du Taylorisme, « dernier cri du capitalisme en matière de travail », disait-il, et de la dictature du Parti bolchévique sur les Soviets peu à peu étatisés. C’est-à-dire remis à la place où les mettaient la conservation de l’ordre bourgeois du travail et de son modèle de développement et l’extension des fonctions économiques capitalistes de l’Etat.

Ceci explique les antagonisme entre Lénine, les Bolchéviks et les Soviets révolutionnaires, celui de Cronstadt « fer de lance » de la révolution, les masses anarchisantes et les travailleurs révolu­tionnaires de Moscou et de Pétrograd qui s’étonnaient du renforcement de l’ordre bour­geois du travail et dont « l’opposition ouvrière » s’est faite le porte-parole. Le léninisme créait les bases matérielles du stalinisme et d’une produc­tion idéologique mystificatrices de la réalité engendrée.

LIBERATION : Comment faire cesser le salariat ?

C. BERGER : On ne peut pas séparer le projet du procès révolutionnaire. Que fait la commu­nauté de lutte ? Elle fait cesser pratiquement la concurrence des travailleurs entre eux. Cela implique la cessation du marché du travail, mais aussi une nouvelle forme de coopération com­muniste du travail: la fin de l’enfermement capitaliste au travail et un contrôle égalitariste, prolétarien, de la division du travail: plusieurs postes de travail d’intensités différentes dans plusieurs branches d’activité comme le permet le travail indifférencié et technicisé actuel. Cela, sous la responsabilité du pouvoir communal de base des travailleurs associés, simple prolongement des communautés de lutte des travailleurs.

Car, autre point, que font les travailleurs au cours de chaque grève « associée », émancipatrice ? Ils recomposent leur existence atomisée, ils abolissent la division entre le politique et le « non-politique » : ils reconquièrent leur pouvoir et leur savoir. La communauté de lutte contient en germe l’esquisse d’un nouveau pouvoir communal qui brise à la fois l’Etat et l’usine comme machines closes du salariat. Comme elle tend à déterminer les besoins sur la base de la recomposition collective de l’existen­ce, elle permet d’envisager un processus de suppression des échanges marchands : des communautés de lutte mi-paysannes, mi-ouvrières qui se constitueraient sur la base des liens noués au cours des grèves émancipatrices pourraient également rompre en pratique avec la division capitaliste ville-campagne. Pourquoi des travailleurs associés n’imposeraient-ils pas l’échange et le roulement des emplois selon leur gré et sans atteinte à leurs rémunérations ? C’est à partir de la constitution d’associations ouvrières pour l’abolition du salariat à la suite de chaque grève émancipatrice que l’on peut envisager une pratique de rupture anti-salariale et la réappropriation du pouvoir, de la production et de l’échange par les producteurs eux-mêmes. Mais il est clair que cela exige immédiatement une nouvelle pratique de la politique, à la fois pour rendre explicite ce contenu des luttes contre toutes les tentatives de censure du mouvement politique et syndical traditionnel et pour assurer les moyens de la coordination de ce mouvement réel dans son affrontement avec l’Etat et son chapelet d’usines

LIBERATION : Mais qu’est-ce que le léninisme aujourd’hui ?

C. BERGER : Il y a tout d’abord une filiation de Lénine à Marchais. Puisque le « socialisme » de Lénine n’est rien d’autre que le salariat d’Etat, que le « capitalisme monopoliste d’Etat » entre les mains de représentants « conscients », le réalisme consiste à se rendre compte que les crimes commis n’étaient pas nécessaires et que la révolution violente est inutile. Mais cette religion a son cycle. Chaque grande contradiction historique de ce mouvement avec les masses voit un groupe réclamer le retour aux sources et aux chefs historiques Lénine et Trotsky, en réclamant les soviets plus l’automation à la place de l’élec­tricité. C’est le « progrès ». Cette religion a beau­coup de traîtres… mais elle fausse les débats nécessaires « spontanéité-organisation » ou « ré­formisme-révolution violente » en reprenant les options léninistes.

Elle tend malheureusement à déterminer l’extrême-gauche dans la voie d’une groupus­cularisation par sectes, chacune ayant son inter­prétation de l’histoire, pour assurer la continuité possible avec le léninisme en se fermant à la contestation du travail, à la crise actuelle du salariat et au processus de son abolition à partir des grèves émancipatrices qui ne font que proliférer depuis 1967-1968.

LIBERATION : Quel peut être le rapport entre cette lutte pour l’abolition du salariat et les divers projets de la gauche, les nationali­sations ou l’autogestion ?

C. BERGER : On peut très bien supprimer le capital privé et le remplacer par un capital public fonctionnant au profit d’une nouvelle classe proliférant sur la base de la division capitaliste du travail, du pouvoir et du savoir.

Croire que l’on vient à bout de l’économie de marché en insistant sur le Plan masque le fait que les rapports étatiques font un tout avec les rapports marchands ou encore que la division capitaliste du travail fait un tout avec la concur­rence sur le marché du travail. Supprimer la concurrence du marché des produits et du travail sans faire disparaître l’Etat dans ses fonctions économiques, sans établir un contrôle communal et communiste de la division du travail, sans recomposer l’existence des travail­leurs autour de leurs organes collectifs de lutte et de pouvoir librement fédérés, c’est a terme restaurer ces marchés. A l’intérieur du Comecon, le marché du travail réapparaît désormais. Des travailleurs hongrois vont vendre plus cher leur force de travail en RDA, et en URSS, les cadres sont mieux payés s’ils vont dans — comment dire ? — les « colonies ». Il ne peut y avoir suppression de l’économie marchande des produits sans suppression de l’économie mar­chande des travailleurs. Cela a été complètement oublié par les « économistes ».

Quant à l’autogestion, son mot d’ordre, « l’usine aux travailleurs », ne remet pas en cause l’enfer­mement des travailleurs dans l’usine donc la coopération capitaliste du travail.

Elle ne se fonde pas non plus sur un antagonis­me radical de l’Etat et des travailleurs associés, elle conserve t’échange et la rétribution salariale, elle perpétue donc un nouveau salariat. Ce qu’elle propose, c’est l’illusion d’une auto-participation à un salariat démocratique.

Ceci se retrouve dans les pratiques politiques où de nombreux « autogestionnaires » s’accommo­dent fort bien de l’idéal hégémonique d’Etat et de la spécialisation politique à la façon bour­geoise.

LIBERATION : Quelle est alors l’identité des classes en présence, quelles sont alors les possibilités de l’extrême-gauche ?

C. BERGER : Tout d’abord, il est bien clair que la classe révolutionnaire salariée ne veut pas dire la classe salariale. Il existe un salariat réel et un salariat formel. Le salariat réel recouvre tous ceux qui, pour subir une exploitation, subissent une oppression : une extorsion de pouvoir et de savoir, d’existence et de temps libre, un enfer­mement au travail et une coupure vie sociale-vie productive. Le salariat formel re­groupe tous ceux qui se font les agents de l’extorsion de plus-value, soit parce qu’ils conçoivent les produits et les procès de travail, soit parce qu’ils se font les agents de l’oppression bénéficiant pour eux d’une part du pouvoir, du savoir extorqués du temps libre comme de la libéralité dans le régime de travail.

Par ailleurs, des paysans, quoique travailleurs apparemment indépendant, peuvent fort bien subir exploitation et oppression : être des salariés réels, malgré la forme de leur petite propriété.

Mais il importe de voir que ce qui confère un rôle révolutionnaire à la classe ouvrière, ce n’est pas seulement le caractère antagonique des exploités contre les exploiteurs, antagonisme qui, poussé à son terme, mène à la suppression de ces derniers, c’est le fait que pour mener ce combat contre l’exploitation, les travailleurs indifférenciés (OS, femmes, travailleurs prolé­tarisés des banques, des PTT et du commerce), sous l’effet de la tendance à l’indifférenciation du travail, sont les plus propices à passer à une critique révolutionnaire du travail, à une excen­tration prolétarienne du travail, a lutter par l’association pour défendre son intérêt de classe, puis à lutter en propre pour l’association.

LIBERATION : Comment conçois-tu alors le problème des alliances de classes ?

C. BERGER : Il ne saurait y avoir de convergence possible entre la révolution du travail et du pouvoir menée par les travailleurs indifférenciés et les agents de l’oppression non-propriétaires des moyens de production.

La véritable unité de la classe ouvrière s’affirme lorsqu’elle se transforme en classe de l’associa­tion, en classe de l’émancipation du travail et de l’Etat, en classe de la libération de l’oppression. Et cette libération-là est contagieuse dans une société dont la crise profonde est celle du salariat. Lorsque la classe ouvrière dans son ensemble luttera pour des rapports d’associa­tion : pour des rapports sociaux de société sans classes, l’alliance de classes se posera en termes de libération et les autres classes devront se rallier à l’intérêt général de le libération commu­niste et non défendre des intérêts particuliers propres au maintien de l’ancien système capita­liste.

LIBERATION : Tu crois donc au dévelop­pement possible d’un mouvement d’abolition du salariat ?

C. BERGER : Ce que je constate, c’est que les conditions existent pour l’apparition d’un tel mouvement, pour une telle rupture. Il y a aujourd’hui une véritable crise du travail salarié, tout comme il y eut autrefois une crise de l’esclavagisme ou du servage. L’absence d’inté­rêt du travail ne suffit plus à balancer la vente de la force de travail.

Il y a des formes passives et actives de refus du travail salarié. Les luttes anti-institutionnelles sont aussi des formes de révolte contre le travail salarié, contre l’Etat du salariat, dans le mesure où ce que l’Ecole, la Famille et l’Etat produisant c’est l’individu salarié, sujet de la contrainte d’Etat et de la concurrence marchande nécessai­re au salariat.

A terme, la constitution d’associations ou­vrières de lutte pour l’abolition du salariat créerait les conditions hégémoniques de la révolution : une véritable convergence des fronts de lutte du travail et de l’existence dans leur antagonisme avec l’Etat par un ralliement eux travailleurs indifférenciés.

Pour la bourgeoisie, la victoire électorale ne peut masquer ses divisions et l’étroitesse de sa marge de manoeuvre. La première difficulté pour la fraction au pouvoir, c’est de parvenir à maintenir les taux de profit du capital en recher­chant une hégémonie politique impossible vu la diversification des couches de la bour­geoisie.

De toute façon, la période actuelle signifie une exploitation accrue des travailleurs. Donc des lattes revendicatives qui, dans cette situation de crise du travail salarié, peuvent favoriser l’appa­rition des conditions générales d’une révolte antisalariale. Ce qui n’entre pas a priori dans les soucis d’une gauche électorale seulement préoc­cupée de ses rendez-vous manqués avec les messes : 1968-1974…

Cela suppose que la gauche révolutionnaire, ouvrière, paysanne et syndicale parvienne à inaugurer une autre pratique de la politique, visant à l’émancipation du salariat, et a une convergence de ces pratiques pour une lutte contre l’Etat central. Cela ne s’improvise pas. Un travail prolongé est nécessaire pendant et après chaque grève ouvrière émancipatrice. Dans la mesure où l’extrême-gauche prend conscience peu à peu du rôle qu’elle peut jouer vis-à-vis de la gauche ouvrière et paysanne dans le sens de l’auto-émancipation, tous les espoirs sont permis. Après tout, les révolutions procèdent par rupture. La Commune dont Marx et Engels nous disent qu’elle « fut une révolte contre l’Etat lui-même», et que son « décret le plus important » fut « d’instituer l’association » succéda à près de vingt ans de bonapartisme.

 

dans Libération, le 8 juin 1974

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