un AUTRE MODELE de DEVELOPPEMENT des CHAMBARAN ?

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Un ancien texte qui s’éclaire d’un jour nouveau vu la coagulation des mauvaises décisions (en réalité les bonnes décisions pour le système qui ne peut profiter qu’en tuant le vivant) NDLR

Nous proposons que les associations PCSCP et tous les anti Center Parc (Javec les Zadistes et autres partenaires les plus nombreux possibles de la société civile s’associent pour faire s’exprimer  les habitants sur leur vision des Chambarrans et de Roybon sans Center Parc et comment ils voient le développement humain et économique de leur cadre de vie en contexte des crises globales écologiques et sociales…

Un modèle qui ne tue ni le climat ni la nature, notre avenir à tous, ni n’exploite les humains dans un salariat précaire et qui voit s’affirmer une gouvernance directe du territoire par ses habitants en se dispensant de cette délégation de pouvoir (une démission en fait) à des élus qui n’en finissent pas de déposséder le peuple du droit de gérer lui même ses ressources ses biens communs et son avenir.

La question sans doute centrale et vitale est celle d’une reprise de pouvoir direct de la collectivité donc en propriété sociale mixte ou en régie municipale sur les divers et variés systèmes de production locale d’énergies renouvelables comme d’alimentation saine en profitant de la crise énergétique et de toutes les transitions dit autrement toutes les occasions d’en finir par le bas avec un système d’appropriation privée du travail humain et des ressources…

Cette reprise en propriété publique est susceptible en contexte de récession non seulement de fournir chauffage gaz et électricité moins chers aux plus fragiles (HLM, personnes à faibles revenus, bien sûr en lien avec le couple sobriété/efficacité) mais aussi en soustrayant cette production aux grands groupes multinationaux

En effet c’est ainsi que pourront retomber directement dans les caisses publiques les plus values initialement distribuées aux actionnaires privés !

Ainsi pourront être financées au local des politiques territoriales de sécurisations sociales, et de culture, cet autre bien commun en déshérence : en France le démantèlement en cours de la sécurité sociale va de pair avec celui du secteur culturel et associatif. La drastique réduction des dépenses publiques ou austérité se traduit aussi par la baisse de 28 milliards de dotations de l’état aux Collectivités d’ici 2017 d’où la liquidation du tissu social/culturel déjà bien visible à Romans, Grenoble ayant pris une autre option.

Nous proposons qu’après des échanges des savoirs de tous en intelligence collective, soit projetés de courts métrages (15mn) comme celui sur Montdidier : 4 éoliennes municipales font rentrer 400 000€ nets chaque année dans les caisses publiques pour, entr’autres, isoler les vieux logements (cf notre article en attaché)
Maints exemples en France au Danemark en Autriche nous parleront fortement : ainsi Gussing, où1000 emplois ont été créés en 15 ans par la production autonome d’énergie via 55 bio digesteurs avec une réduction de 400% d’émission de CO2, et des effets induits d’enrichissement collectif via les filières bois et agricole locales, et ce sur une population de seulement 4500 habitants autrefois les plus pauvres d’Autriche.

 

L’autre prise de pouvoir de la population presque aussi vitale pour sa sécurité concerne les politiques foncières dans le territoire…face aux déprises agricoles Il y a urgence à agir là où sont les grands travaux inutiles mais aussi partout : dans notre pays la conservation des espaces agricoles, dont nous disposons encore (rappel 78 000 ha détruits chaque année, soit 1 stade de foot toutes les 5mn, un département tous les 7 ans) , est essentielle pour permettre aux territoires de conserver l’une de ses rares ressources en biodiversité , en eau pure, et en productions vivrières potentiellement créatrices de centaines de milliers d’emplois si la production se convertit (cf 100 expériences de conversions au bio vivrier en périphérie des cités dans un nouveau rapport Villes/Campagne, en France , Allemagne…etc; cf Collectif du même nom à Valence ayant sauvé 60 ha)

 

Des études récentes de l’INRA estiment que 1000 M2 soit 1/10 è d’hectare créent un emploi SMIC, soit en coopérative, soit en agriculture paysanne individuelle, si la production maraîchère fournit en direct des cantines..(Cf vidéo sur la commune de Mouans sartoux avec sa cantine bio 100% à 2 € le tarif social, mais aussi d’autres expérimentations en permaculture, agroécologie, agro foresterie, bio dynamie, recensés dans diverses revues…

 

Même s’il est bien malmené, si les sols sont à 90% sans vie, tués par les engrais et pesticides de l’agriculture industrialisée, le secteur agricole avec sa conversion constitue une réponse durable à la disparition structurelle de l’emploi dans les secteurs secondaires et tertiaires, liée à la mondialisation et donc à la concurrence des pays émergents.
Là commence la vraie relocalisation et partant des emplois de qualité sur une belle valeur ajoutée enrichissant tout le monde, et avec, la réduction massive des émissions de C02

Rappelons que les émissions de C02 de la production animale hors sol mondialisée représentent 15% et les transports 15%, notamment ceux des denrées alimentaires, des substances énergétiques, les villes dépendant à 90% pour leur approvisionnement des produits venues d’ailleurs, tous menacées par les intempéries, les sols détruits, les OGM, les spéculations des banques, les nécrocarburants, les conflits géopolitiques…

Cette extrême fragilité de nos approvisionnements vitaux, nécessite de sauver tout M2 de terre, de mettre fin à tous les grands projets inutiles…

 

Selon le GIEC, de plus en plus inquiet, si l’on ne réduit pas d’au moins 40 à 50% les émissions de C02 à l’horizon 2040 l’explosion incontrôlable du climat se poursuivra avec des augmentations de températures de plusieurs degrés menaçant l’existence même de la vie sur cette planète ce siècle échu !

 

Il s’agirait donc de se battre pied à pied en ZAD et encore et toujours et aussi de construire un pouvoir décisionnel des habitants réunis à 10/20/30% dans des commissions locales comme à Saillans (240 personnes en 12 commissions sur 1200 habitants) et ce, en lien étroit avec l’existant comme les commissions départementales qui évaluent les politiques d’urbanisation mises en place par les collectivités locales dont le classement des terres en ZAP et ce, pour une régulation réciproque…

En résumé :

Pour renforcer la lutte il faut gagner la conscience et le coeur des populations les plus nombreuses et les moins nanties (cf tract du MEDEF et bétonneurs commerçants de 07, 26 et 38 en soutien au projet de Center Parc)

il faut faire s’exprimer ces habitants de l’Isère et de la Drôme sur leur vision d’un autre modèle économique et humain, d’une autre gouvernance du territoire que la délégation de pouvoir à des Zélus qui n’en finissent pas de déposséder le peuple du droit de gérer lui même ses ressources et biens communs et de donner l’argent public aux investisseurs privés…pour des projets ne « profitant » qu’à une clientèle éloignée et riche…et à quelques déjà nantis locaux…

Ces rencontres débats populaires autour de soupes ou trocs divers sur les lieux d’habitation sont le prolongement naturel des luttes de résistance et en droit fil des débats avec vidéos alternatives organisés sur les lieux de la lutte par les Zadistes

Ils permettront d’échanger plus largement les savoirs et de construire des projets de territoire « citoyens » alternatifs et résilients (PRATIC) ouvrant sur d’autres mondes conviviaux à taille humaine et plus égalitaires autrement bons à vivre que cette propriété privée des moyens de détruire qui a pour effets: productivisme, croissance infinie, extractivisme, industrialisme, gigantisme, grands projets inutiles en bref autant de désastres irréversibles en cours telle celle symbolisée par la gigantesque silhouette de béton du grand stade lyonnais sur les terres fertiles et bientôt absolument essentielles aux habitants de la banlieue voisine.

Résister sans construire est stérile comme il est vain de construire sans résister …

Organiser ces débats ou rencontres décentralisées suivie de la projection de mini films documentaires colportant les alternatives et les transitions réellement opérationnelles en matière d’autonomie alimentaire et énergétique, de démocratie directe locale, de politique de préservation des espaces agricoles et forestiers, et autres biens communs (santé, culture, transports, chauffage HLM, agriculture urbaine…) réenchanterait l’avenir et les luttes

Pour la Cen

André DUNY

 

 

 

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