Présentation

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La Coordination de la Nouvelle Éducation populaire se veut utile à l’éveil des consciences, au colportage des savoirs d’alternatives d’écologie sociale, à la prise de pouvoir de la société civile sur ses territoires aux convergences locales entre émancipation sociale et transitions écologiques, au dépassement par en bas du système capitaliste (économie culture), de plus en plus le cancer qui dévore la planète et ses humains.

Pour sortir de la procrastination et de l’impuissance résultant d’une démocratie aux mains des marchés, la démocratie directe territoriale  (ou DDT ) est une voie que tente d’ouvrir les Cen animations dont celles des incroyables comestibles au pied des HLM ou celles visant l’élaboration de Projets Résilients et Alternatifs de Territoire d’Initiative Citoyenne et d’intelligence collective ( les PRATIC-ic ) dont le but est de reprendre la main sur l’économie mais aussi la culture (démocratie culturelle) par le biais de socialisations des moyens relocalisés de productions alimentaires énergétiques culturels, appuyé sur une saine gestion des ressources locales et via des échanges régionaux  etc…

Les socialisations sous diverses formes régies municipales, SCIC, réseaux de Scops, permettent d’étouffer dans l’œuf un système mortifère de dégager des revenus pour  satisfaire les besoins jugés prioritaires utiles et nécessaires par les habitants eux mêmes gérant le territoire et apprenant la démocratie raptée depuis 2 siècles par les élites.

On peut ainsi solidairement et sans croissance faire face aux effondrements en cours et créer un rapport de force non violent pour survire collectivement  sans affrontements sociaux violents avec les possédants , en se passant (ce qui est commencé !) progressivement des : banques d’affaires, multinationales, grandes surfaces, promoteurs, élus de droit divin, médias menteurs, cultures main stream, industrialisme, productivisme, et ce sans croissance quantitative en diminuant tout au contraire massivement les émissions de CO2 et en augmentant l’humus vivrier périphérique aux cités.

On peut, en globalisant les alternatives au local, apprendre ensemble la coopération, ébaucher une vie plus sobre et proche de la nature via débats et expérimentations. On peut par l’argent produit par les régies territoriales et l’économie réparatrice socialisé dans le territoire créer des emplois durables, réduire les inégalités, maintenir des services gratuits, financer une intense vie sociale et culturelle bref  inventer un nouveau bien vivre tout en asséchant le système par ses pieds , tout en construisant le rapport des forces nécessaire à la justice sociale et climatique nationale et mondiale, vers la décroissance de la mégamachine  qui ravage notre monde global, vers un monde résilient capable de faire face ….

 

HISTORIQUE

La CEN, a été créée dans l’Ain en 98 comme « coordination des éducations nouvelles » (d’où son sigle Cen), pour rendre possible le dialogue entre mouvements pédagogiques et parents d’élèves, aller vers une pédagogie « sociale » s’ancrer dans la société civile  et pas seulement parmi les professionnels de l’éducation.

Après son déménagement  dans le valentinois en 2002-4 elle a mué en « éducation populaire alternative » avec à son actif

-3 stages en 2004-6, en Drôme Ardèche « Démocratie directe et  éducation populaire »

-les soutiens aux sans papiers et au mouvement féministe d’où est né le blog « caféministe de la Nouvelle éducation populaire » (Romans/Isère)

-une campagne acharnée avec Attac (avec qui elle animait un café citoyen à Valence) contre le Traité européen en 2005

-a développé ses propres cafés  indépendamment d’Attac, elle même en voie d’extinction en 26 et 07

-a participé à trois années de formations à l’accompagnement scolaire sur un quartier populaire de Saint Etienne

-d’AG en AG s’est redéfinie comme « nouvelle éducation populaire » généraliste orientée vers l' »écologie sociale », et une économie coopérative locale résiliente face à « l’addition des crises globales »

L’association s’est alors déclinée en « branches » , abordant avec succès des thématiques comme l’éco construction (stage avec 15 ateliers et 85 personnes en juillet 2008), l’autonomie en énergies renouvelables 2009, la démocratie territoriale (ou DDT) (2007/9/10), l’alimentation bio locale directe combinée à la démocratie communale (2010) et à la permaculture, expérimentée dans la jadin deu coordonnateur, la citoyenneté en HLM et  les jardins pieds d’immeubles (2011-12), puis les 4 thématiques ensemble dans des Rencontres d’été successives

D’AG en AG de luttes en luttes (particulièrement dans le Collectif Ville campagne du valentinois) d’alternatives en transitions (Oui à la Transition 07) s’affirment et s’affinent ses propositions crédibilisées par des exemples de réussite

Ses priorités vont alors à

-contribuer à répandre un peu de clarté sur le rôle d’un système impactant gravement la vie et les sociétés : dont l’état compris non seulement comme encore un peu redistributeur mais ouvertement auxiliaires d’une économie de prédation par croissance infinie, dont les multinationales notamment celles des énergies carbonées tueuses de climat, du commercial géant, les banques, l’immobilier spéculatif, l’agroalimentaire empoisonnant, l’agriculture industrielle pesticidée, l’urbanisation destructrice des espaces vivriers, les médias menteurs, la culture de dérivation, l’école de l’impuissance, la privatisation des biens communs au profit du grand marché libre et non faussé, etc, etc

-colporter surtout quelques pistes alternatives qui permettraient à la société civile de faire face aux graves crises (effondrements) de devenir avec une autre économie , résiliente, ou protectrice, justement en s’émancipant de la tutelle  de cette  mégamachine capitalistique, économique, politique et culturelle cause déterminante de la disparition de la vie…

L’association se positionne alors en mouvement de conscientisation à la recherche des diverses formes de reconquête des autonomies alimentaires et énergétiques territoriale et citadines (ville/campagnes) via  des régies publiques, de reconquête du « pouvoir citoyen » de la société civile, afin qu’elle puisse décider elle même, sans délégation ni aux partis ni aux élus tout seuls, par co-construction des décisions (et pas seulement par consultations et propositions) ou démocratie directe

La naissance du pouvoir citoyen sur la commune de Saillans (250 personnes en 14 commissions gèrent ou commencent à gérer une cité de 1200 habitants  où la Cen avait animé précédemment deux soirées sur la démocratie du budget participatif) a donné un coup de fouet à sa promotion de la DDT (démocratie directe territoriale) comme moyen de commencer à sortir par le bas du « système » (propriété et pouvoir)

L’association anime de nombreuses soirées ciné débat rencontres et participe à des forums comme celui sur la Transition à Villeneuve de Berg où 170 personnes participent très activement à ses 3 ciné-débat et à ses propositions.
Elle animait une chronique sur une radio portant sur le triangle Romans Chabeuil Valence depuis 2009 elle en anime 2 autres sur Crest et sur Tournon ainsi que des interventions ponctuelles sur d’autres !!!!

En 2015, outre la cogestion d’un jardin partagé-pédagogique, de fêtes de quartier, de journées semis en godets et permaculture, de relance des luttes pour sauver les terres agricoles et jardins urbains du valentinois, se lance le Collectif de la « Transition collective »  et l’accueil de la vélorution Alternatiba auquel adhère la Cen…

A travers ces animations concrètes, elle continue d’alerter sur les effondrements économiques, sociétaux, politiques, environnementaux, climatiques, alimentaires, et développe ses propositions pour  les atténuer : résister c’est vain si l’on n’invente pas l’alternative , et vice versa.

Ses adhérenst/tes et amis/es agissent dans des collectifs ou coalitions, ou en comités locaux, ou solo, éditent, chroniquent, soutiennent  ou militent selon les colportent leur part des solutions à la fois concrètes et systémiques de résiliences, de transitions alternatives, économiques et sociales, de prise en main de son avenir par la société civile organisant sa survie.

Ce projet rencontre le mouvement réel : la « démocratie » délégative » libérale et le modèle économique sont rejetés par les milieux populaires qui aspirent à prendre en main et partager le pouvoir à commencer par le territoire et la cité. La démocratie directe c’est le plus puissant moyen pour s’organiser en vue d’atténuer les chocs et d’emprunter des chemins construisant une société meilleure, résiliente, sobre et coopérative avec la nature.

Les colportages des expériences d’autonomies alimentaire, énergétique, politique, culturelle tout spécialement sous la forme de biens communs, de nouveaux rapports villes/campagnes, en permaculture, de régies publiques municipales et territoriales gérées par les commissions d’habitants,  peuvent déboucher sur la construction d’une bio économie endogène locale, de diverses formes de socialisation de la propriété des moyens de produire, d’un pouvoir de décision et d’expertise partagé, d’une co-production des savoirs mis en échanges dans des festivals eux aussi co construits…
La méga machine systémique qui a ravagé notre biosphère et nos sociétés humaines peut ainsi être contrainte à la décroissance de ses méga multinationales, méga banques, méga agro alimentaire, méga « hyper », méga immobilier, méga technologies destructrices des emplois (robotisation) et de la terre (extractivisme ), méga Internet et espionnage générai, méga état régalien protégeant les puissants, méga démocratie délégative organisant la méga impuissance politique du peuple, méga médias , méga cultures industrielles, méga colonisations des consciences, méga libre marché mondialisé et maxi renards libres dans (presque) tous les poulaillers libres…

Consciente que c’est le même système qui a empoisonné la nature et saccagé les sociétés humaines, la Cen recherche les convergences mettant l’écologie dans le social, le local dans le global, l’engagement personnel dans l’histoire collective des luttes de classes, les transformations personnelles dans les transformations collectives, les résistances dans les alternatives, et vice versa,

Si le long terme (société débarrassée de l’exploitation et de la destruction de la nature), doit être insufflé  dans les activités conviviales à court terme c’est afin d’éviter l’enlisement ou la « récup » , de se conscientiser ensemble par le souci de l’explicitation, du débat et des échanges (pas toujours consensuels ni festifs) faisant produire le sens et pas seulement l’utilité.

 

Un exemple : le jardin pédagogique et ses joyeuses rencontres peut déboucher sur le jardin collectif alimentaire, plutôt du côté HLM, et donc aussi facteur de solidarité, de là proposer la défense des terres vivrières péri urbaines bétonnées, sous des formes renouvelées certes mais pouvant inclure les perspectives d’autonomie alimentaire, d’un nouveau rapport villes/nature/campagnes, et des propositions de meilleure gouvernance municipale et nationale (démocratie de co-décision) sans quoi les initiatives de la société civile sont laissée en périphéries, ou étouffées ?

Conjointement et/ou  en amont une intense vie culturelle « poîélitique » se doit d’assurer les changements de visions par les débats, poésie, théâtre, cinéma, cafés associatifs, expérimentations sociales et écologiques, partage des savoirs via l’éducation populaire…et festivals participatifs co construits

La Collectivité  peut ainsi généraliser ce bien commun essentiel, la cantine bio 100% en régie, de la graine (variétés autochtones) à la table y compris serres et conserveries municipales , en régie publique alimentaires (la SCI possible autre formule)  peut contracter avec petites fermes voisines, ou inciter les grands exploitants à se convertir moyennant une aide, le tout peut évoluer dans le développement de relations directes entre villes campagnes, dans une vision inspiré de la permaculture de construction d’une bio économie locale « organique », « résiliente » « endogène » permettant de survivre ensemble tout en se séparant du système c’est à dire du chapelet des prédateurs des hypermarchés, Sodexho, de l’ agriculture industrielle, des requins du foncier et de l’immobilier, des banques d’affaires, bref du modèle de société capitaliste…

Si la Cen association modeste par sa taille prétend à de telles visées c’est qu’une minorité (qui n’a pas vocation à le demeurer) active et décidée en s’appuyant sur ce qui s’expérimente ici et là, peut influencer les conceptions marchandes dominantes et faire antidote à toutes les récups comme la croissance verte, le développement durable, l’économie collaborative, le sauvetage du monde par la technologie…

Ainsi, entr’autres,  l’ubérisation qui disqualifie les métiers, érode un peu plus les droits sociaux et atomise la société en myriades de particules élémentaires concurrentes, au profit de propriétaires actionnaires privés invisibles ayant pouvoir de rapatrier leurs rentes …Ainsi aussi des fausses solutions que sont voiture électrique et revenu de base…

Il y a tant d’outils pour que la parole circule de groupe en groupe, tant de jeux de simulation et autres formules de co-construction (cf world café …)

La CEN :

Un site vivant, avec sa newsletter hebdomadaire, une coordination régionale sans subordination, une liste de discussion « ECHANGES » (13 années d’existence 300 inscrits), des cinés- débats, des chroniques radio, des cafés citoyens, des réseaux locaux, des participations dans des Collectifs sociaux environnementaux ou contre les projets inutiles, lors d’actions de « sensibilisations » des journées transitions zéro pesticides de semis en godets de graines « population » pour jardins collectifs et permaculture, démonstrations lors de rassemblements ou en journées d’éco-constructions, d’énergies renouvelables, formations aux outils d’éducation populaire émancipatrice, de solidarités internationales,Rencontres d’été….et ce que font ici et là chacun et chacune

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