Haïti douleur II

Après le tremblement de terre, le choléra, le mauvais sort s’acharne sur l’ile !

Seulement le mauvais sort ?

Haïti a payé très cher pour avoir été le premier pays à se libérer par lui-même de l’esclavagisme
en fondant la première République noire indépendante en 1804.
Il a été contraint à payer 150 millions de francs-or à la France en échange de la reconnaissance de son indépendance sous la menace de ses canonnières en 1825…
Payés tout le XIXè malgré la négociation de sa réduction en 1838 à 90 millions
Dernier terme payé début du 20è !
Actuellement encore endetté pour des emprunts contractés par les dictateurs installés par les Etats Unis : les Duvallier père (ou papa Doc : 1957-1971 ) et fils (Bébé Doc 71-86) avec leurs milices dites “les tontons macoutes” semant la terreur abattants les opposants (30 000 !) et vivant de rapines.
Le pillage de ses ressources minières et de son sucre par les multinationales a continué .

La France et HAÏTI

La France accueille Baby Doc en 86 et sa fortune volée estimée à 800 millions d’euros soit exactement la dette externe du pays.
L’état Haïtien réclame 120 millions d’euros du despote exilé, la justice française s’est déclarée incompétente !!!

Et voilà pourquoi le hasard n’était pour rien si 80% des habitants vivaient sous le seuil de pauvreté

STUPEUR et TREMBLEMENT

De l’argent promis par la communauté internationale sous le coup de l’émotion, et sous les projecteurs des médias, peu est arrivé sur place et la reconstruction peine à commencer

Et voici après les 300 000 morts du tremblement de terre que le Cholera tue déjà plus de 1000 personnes (20 000 déjà infectées) y compris dans la capitale.

Haïti douleur et révolte

Voici pourquoi la CEN avec CADTM et SURVIE

-demande l’annulation de la dette
-demande à l’état français de saisir les biens des Duvallier-Benett
-de les restituer directement aux Communautés locales sous contrôle ONU-ONG
André DUNY
Président de la CEN

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.