LE FLUOROPROPANE NE PEUT PAS ÊTRE UNE ALTERNATIVE À L’EAU DANS LA FRACTURATION HYDRAULIQUE

 

La stimulation (ou fracturation) au propane est une solution si géniale qui, bien que testée, n’a pas donné de bons résultats.
Il faudrait stocker d’incroyables quantités de ce gaz hautement inflammable et qui possède un fort potentiel de gaz à effet de serre.

Une autre technique est donc proposée : le fluoropropane
À base de “fluoropropane” (ou NFP pour “non flammable propane”) Ce gaz n’a jamais été testé sur le terrain et sa production est extrêmement onéreuse ce qui le rend non-rentable.

Par ailleurs son pouvoir de réchauffement climatique est selon les experts de l’ONU près de 3.000 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone.
Son utilisation “nécessiterait donc de prévenir et de contrôler les fuites susceptibles de survenir à tous les stades de la chaîne de production”, souligne l’Opecst. De plus, son utilisation se heurterait aux engagements de l’UE qui prévoit de réduire l’usage de gaz fluorés de 80% d’ici 2030.

Le taux de fuites dans les installations gazières américaines se situe entre 2 et 11%. Les opérations de séparation du fluoropropane d’avec le méthane pour recycler le premier va très certainement encore augmenter encore ce taux.

Car comme le rappelle le Professeur Tony Ingraffea le pire est après la fracturation « Les gens qui sont contre la fracturation hydraulique ne pensent pas à tout ce qui se passe avant et après. L’opération de « fracking » en tant que tel présente des risques limités pour la qualité de l’air, mais les polluants issus des gaz d’échappement des moteurs diesel et les émissions de méthane associées aux processus d’excavation, de forage, la déshumidification, la compression, le traitement et le transport du gaz par pipeline présentent de graves problèmes pour la qualité de l’air et le réchauffement climatique ». Et que dire en y rajoutant l’heptafluoropropane ?

Sans parler des forages eux-mêmes dont l’isolation (tube d’acier plus ciment) n’est pas adaptée à la taille des molécules de méthane selon une étude conjointe du CNRS et du MIT[7], ce qui expliquerait les fuites systématique de gaz dans le sous-sol et donc les nappes phréatiques. Le remplacement du liquide de fracturation par un gaz ne serait pas pour améliorer les choses.

André Picot, Toxicochimiste, ingénieur en Chimie Biologie et l’auteur du fameux “rapport Picot” explique que de nombreuses substances utilisées pour la fracturation hydraulique soumises aux conditions de ces « réacteurs chimiques » peuvent produire des molécules dangereuses pour l’environnement et la santé humaine.

Dans son rapport, il mentionne un fait non négligeable, l’effet d’un réacteur chimique : … Tout semble se passer comme si la zone de fracturation, qui se situe à grandes profondeurs (1000 à 3000 m voire plus), soumise à de fortes pressions et à des températures assez élevées, se comportait comme un réacteur chimique dans lequel plusieurs centaines de produits, dont certains sont de puissants catalyseurs (sels métalliques…), interagissaient et formaient en final de nouveaux composés, résultats d’une ou de plusieurs réactions chimiques.
Lire l’article d’un désastre sanitaire dû à la pollution chimique
Bilan toxicologique & chimique du docteur Picot

 

ACIDE FLUORHYDRIQUE OU FLUORURE D’HYDROGÈNE

Sources
http://www.travailler-mieux.gouv.fr…
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_…

Le fluorure d’hydrogène pur est souvent appelé acide fluorhydrique anhydre. Il est classé très toxique et corrosif.

L’acide fluorhydrique est l’un des seuls liquides connus capables de dissoudre le verre, en conséquence. Il a la propriété unique de pouvoir dissoudre presque tous les oxydes inorganiques, ainsi que la plupart des métaux (exceptés le platine, l’or, l’argent et le mercure).
Dans le corps humain, il réagit avec le calcium et le magnésium et peut endommager les nerfs, les os et plusieurs organes parmi lesquels le cœur et les reins.

L’acide fluorhydrique (HF) n’est pas un acide comme les autres. C’est un puissant corrosif et un agent décalcifiant redoutable (très forte affinité pour le calcium avec fixation possible dans les dents, les os et le sang).
Il réagit violemment avec l’eau, les bases fortes anhydres ou en solutions concentrées. Il attaque le verre. Ses solutions aqueuses attaquent la plupart des métauxavec dégagement d’hydrogène inflammable et explosible.

 

 

1 commentaire sur “LE FLUOROPROPANE NE PEUT PAS ÊTRE UNE ALTERNATIVE À L’EAU DANS LA FRACTURATION HYDRAULIQUE”

  1. Merci pour cette analyse très intéressante et concluante. Je souhaite qu’elle soit diffusée autant que possible car les pétroliers intensifient leur lobbying.
    Si certains pays sont prêts à laisser faire de telles expérimentations sur leur sol, attendons voir les résultats. De toute manière, ceux qui font des expérience, ce sont les compagnies et non pas les ‘pays”. Pour les compagnies, le lieu où se feront les expériences leur est égal. S’il faut accepter que ces expériences aient lieu, il vaudrait mieux que ça se passe dans des déserts peu habites que dans nos pays à haute densité de population. Tant que le gaz ‘français’ n’est pas exploité, il reste dans le sol pour l’avenir quand ce gaz deviendra plus cher et plus ‘propre à exploiter (peut-on espérer).

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