Une nuit debout sereine et sous la pluie, dans la “berjallie” (compte rendu)

En réponse à une demande hier de donner échos des NUITS DEBOUT sur le site de la CEN on a reçu (entr’autres)

A Bourgoin Jallieu cité proche de Lyon 30 000 habitants (Bob)
c’est avec beaucoup d’émotion et timidement que la parole a été prise…
c’est surtout en vrac et observateurs que les gens sont venus parfois ne descendant pas de leur voiture…intéressant comme les langues se délient… témoignage, poignant et chargée d’histoire par un monsieur d’une soixante dizaine d’année qui a d’abord joué de l’harmonica, comme entrée en matière, puis a déroulé sa vie disant ce qu’il ne voulait pas et plus du tout pour les générations futures qui travailleront !
puis flot de paroles…l’origine des nuits debout… le code du travail…
un peu de musique diffusée par une sono prêtée… et l’on se sent observé par la télé, FR3 veut interviewer une initiatrice du mouvement, celle-ci soumet au vote et à décision de l’assemblée …
le tafta, le revenu de base, ne sont pas que des questions d’actualités, mais de réelles préoccupations citoyennes malgré le manque d’informations s’exclament certains !
et la “répartitions des richesses quand les riches se disent prêts à partager (sic) dixit une émission grande écoute”…
je crois que je pourrais lire cet écrit en guise de résumé à la prochaine nuit debout ou tous nous avons convenu d’organiser un repas partagé ouvert à tous dimanche PREMIER mai 2016 après la manifestation berjalienne….

Tous s’accordent à reconnaître le malaise général et la dégradation des conditions de vie face à l’insolence que représente le grand écart entre une oligarchie sans complexe de fortune et la population incitée à la privation. La crise est un résultat et non une cause, de même que c’est ce déni officiel au plus haut niveau de l’état qui est véritablement responsable du désordre dont nuit debout n’est qu’une petite facette de contestation de l’ordre suicidaire qui nous mène collectivement dans le mur.

Le pouvoir et l’administration (sourds aveugles et autistes) s’éloignent de plus en plus des administrés alors qu’ils sont pourtant sensés les servir (à hauteur de leurs rémunérations ?). Les plus vulnérables et les moins rentables de la France d’en bas sont délaissés les premiers au bord du chemin. Face à ce qui devient une maltraitance générale et diffuse plusieurs intervenants ont cité l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (24/06/1793). « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Va-t-il falloir en arriver là et que le peuple se fâche ? Bravo à ceux qui n’ont pas l’habitude de prendre la parole mais ont osé la défense de l’intérêt général et celle des laissés pour compte.

La discussion à fait du bien même s’il n’était pas question de représentativité. L’avenir de nuit debout dépendra de la suite des événements contextuels et du relais possible par d’autres initiateurs, voire en d’autres lieux….. les derniers ont partagé la baguette, le saucisson et la boisson (thé chaud et jus de fruit).

Les reporters du Dauphiné libéré et de FR 3 ont été attentifs….

1 commentaire sur “Une nuit debout sereine et sous la pluie, dans la “berjallie” (compte rendu)”

  1. Insurgés, vous avez dit insurgés !
    Ça me rappelle un poéme de Môrice Bénin de 1976 :

    Quand tous les serpents naufragés
    se seront battus pour des pommes,
    nous deviendrons des insurgés.
    Quand tous les saints invétérés,
    les curés, les scouts au jasmin,
    connaîtront les joies du pêché
    et le bénieront quand il vient
    nous deviendrons des saints.

    Espérons que l’on arrive rapidement à la sainteté !

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