Abattoirs : le droit d’informer sanctionné 6 000 euros de condamnation

l’industrie agro alimentaire n’aime pas que se voit la souffrance animale !

Ce lundi, le tribunal correctionnel de Versailles a rendu son jugement concernant le procès de nos enquêteurs à l’abattoir de Houdan dans les Yvelines. Chacun des deux visiteurs est condamné à 6 000 euros d’amende dont 5 000 avec sursis pour être entrés, sans autorisation, dans la salle d’abattage afin d’aller y installer des caméras.

Jusqu’ici, les images révélées par l’association L214 dans différents abattoirs ont permis l’ouverture d’enquêtes pénales et la condamnation des auteurs de mauvais traitements par les tribunaux. Elles sont aussi à l’origine de la création d’une Commission d’enquête parlementaire sur les conditions de mise à mort des animaux et ont mis au jour, via un audit ordonné par Stéphane Le Foll, alors ministre de l’Agriculture, que 80% des chaînes d’abattage présentaient des non-conformités.
Les images qui nous ont valu cette condamnation et que nous avons pu récupérer montrent des cochons paniqués, s’asphyxiant lentement dans un dispositif de gazage au CO2.

Sans ces images, impossible pour le public de connaître la réalité du calvaire des animaux au moment de leur mise à mort, pas de débat sérieux et aucune remise en cause possible.

A NOTER
zéro condamnation pour les mêmes faits récemment en Allemagne.

 

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