MEDIAS menteurs sur l’URGENCE ECOLOGIQUE et alternatives locales…

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Un fol amusement

Avez vous remarqué la légèreté avec laquelle nombre de journalistes diffusent les mauvaises nouvelles concernant le monde animal, victime de la plus grande extinction depuis des millénaires ?

Dernière en date entendu sur France Inter dans le 7/9 on nous informe que les rennes du Groenland ne trouvent plus assez de lichen à cause du réchauffement climatique, et, selon des mesures récentes, verraient leur poids et leur taille se réduire et aussitôt nous entendons une petite relance écrite en forme de blagounette carambar sur le père Noel qui va avoir du mal à tracter son traîneau. Sur BFM un autre jour on vous torche une brève sur les girafes et les éléphants avec un petit sourire en coin le même que pour les sujets cocasses en fin de JT.

En revanche sitôt qu’une banque fait faillite, dès qu’un taux de croissance moins bon que prévu surgit de l’AFP, on est dans le sérieux et le solide pas question de faire un clin d’œil. La disparition des espèces, dans le traitement actuel de l’info peut engendrer une blague un sourire une ironique mise à distance, en revanche l’économie doit être distillée au peuple de façon sérieuse et sentencieuse. Le peuple doit rester consommateur jusqu’au bout. Hors la disparition d’une espèce animale ou végétale représente une catastrophe absolue, le patrimoine génétique et les interactions que cette espèce avait tissé avec son environnement depuis des millénaires constituent une perte démentielle car irréversible. Une banque disparaît, et alors? Le peuple en général est sollicité pour mettre la main au porte feuille et vous pouvez être certains que dans les deux ans qui suivent les nouveaux dirigeants( quand ce ne sont pas les mêmes!) se font voter des augmentations de primes hallucinantes en s’attribuant la paternité de cette remise à flot.

Il y a un écart délirant dans le traitement des actualités concernant l’écologie et l’économie et cet écart nous tue !!! Il participe à l’extinction de l’espèce humaine. Car les disparitions d’espèces que nous vivons sont le prélude à la disparition des êtres humain. Notre survie dépend de la multitude, que l’on appelle biodiversité. Le vignoble français fut sauvé grâce à des pieds de vigne américains, résistant au phylloxera. Depuis l’immense majorité des pieds de vigne français sont greffés sur cette souche. Si cette espèce de vigne avait été détruite, il n’y aurait plus de production vinicole en France. Chaque entité vivante, de la plus emblématique à la plus ingrate est un univers à part entière, elle porte en elle une trace de nôtre aventure commune.

Pour moi le braconnage, l’industrie agroalimentaire, la surpêche, la pollution marchandée, le cynisme et la corruption des politiques sont des crimes contre l’humanité. Le temps des procès de type Nuremberg contre les responsables de ces fléaux viendra, le mal sera fait mais il viendra.

La France de droite voit en Fillon un Président sérieux. Mais un candidat qui ne place pas l’écologie au centre de son programme pour moi n’est qu’un clown dangereux et pathétique, un irresponsable.

L’écologie, la survie du vivant,  n’est pas au centre des présidentielles
En ce sens l’élection qui se prépare sera un indicateur très fiable du degré de conscience des citoyens ainsi que du personnel politique.
C’est mal parti, très mal parti. Personnellement, je n’arrive plus à écouter un homme ou une femme politique qui ne place l’écologie en avant, en préambule de tout programme, comme un diapason, le « la » d’un programme. Tous les grands maux de nos sociétés modernes doivent être abordés par le prisme de l’écologie, le chômage, la santé, l’éducation, le pouvoir d’achat, l’insécurité tout… La responsabilité que nous avons nous citoyen, est dans notre possibilité de nous détourner totalement de nous désintéresser de tout discours et programme politique qui ne serait pas articulé autour de l’écologie.

Ce qui est valable politiquement l’est également médiatiquement, un journal ou une émission d’information qui marginalise l’écologie, qui se contente d’une chronique, une interview qui ne teste pas les convictions écologistes de la personnalité politique n’a non seulement pas de sens mais témoigne d’une appartenance à une idéologie marchande visant à relativisé les urgences environnementalistes.

L’écologie ne peut plus être un ministère elle doit être un gouvernement, une présidence.

Philippe Torreton

Mercredi, 28 Décembre, 2016

Humanite.fr

NOTRE COMMENTAIRE

On le sait 9 milliardaires en France contrôlent, selon les chiffres de 90 à 95% des médias, notamment écrits. Rappelons que la pub émanant des sociétés ne va qu’aux magazines à diffusion large et sait boycotter les journaux qui les dérangent.

Action proposée par la Cen

(membre du CA des médias citoyens de Rhône Alpes)

Monter des médias locaux libres (journaux radios et pas que weeb) qui se préoccupent d’écologie, de social, d’économie, de culture (critique)et des festivals co construits par la population

Il en existe (voir sur ce site une livraison)

Ils  devraient être multipliés

Une proposition pour l’Assemblée Constituante : l’attribution sans condition d’un REVENU d’EXISTENCE MEDIATIQUE à la SOCIETE CIVILE  LOCALE

ATTRIBUTION
-ni aux partis (qui sont déjà subventionnés par l’état et peuvent retirer des revenus de leurs élus)
-ni aux Collectivités élues (les bulletins municipaux ou des com com ne sont que des officines de propagande pour faire réélire les mêmes : côté valentinois, sur une dizaine de bulletins, j’avais relevé en moyenne, sur chaque page, une photo avec la figure du maire d!!!)) ,
-ni aux entreprises commerciales ou industrielles (intérêts privés)

FINANCEMENT
sur le budget communal ; intercommunal ; du pays ou territoire ; du département ; de la région

-à la démocratie du pouvoir citoyen, ou démocratie réunissant le maximum d’habitants/tes dans des commissions action/projet et gestion

-au pôle associatif (…)

-aux collectifs de biens communs divers et variés (protection de la nature, …)

-aux unions syndicales locales (dont agricoles, dont déplacements ferrovières et autres)


Par exemple :

le Maire qui remet les clés de la totalité du Bulletin communal (local, machines…) aux mains de tous les habitants,
à charge pour eux de s’organiser pour ce faire. On s’en doute : foire d’empoigne pour commencer et puis peu à peu une info crue vraie drue.
Maire de ?,  proche Toulouse, venu aux Rencontres de la Cen « Démocratie », à Félines ; Drôme ; 2004

-une école qui gère tout le Bulletin communal !!!

Nous avons animé à la fin des années 90 et pour toute une équipe d’école, celle de Chateauneuf de Gadagne, proche d’Avignon, un stage GFEN : « travailler en équipe et en démarche de projet-enfant » qui nous a fait découvrir un couple d’instituteurs (Freinet et Gfen) ayant fait réaliser, pendant 20 années, le façonnement du bulletin communal par les enfants de leurs 2 classes uniques (de 4 à 11 ans)

Façonnement ? Mais oui ! Un tiers du « rédactionnel » portait sur la vie des deux classes dans son environnement y compris naturel, écrit par les enfants eux mêmes (dont maternelle). 2/3 de la surface étaient réservés au village

Les enfants étaient membres du Comité de rédaction du Bulletin municipal à part entière. A ce titre ils recevaient, lisaient, traitaient, les articles pour les mettre en forme, et réalisaient la maquette de tout le journal. Ensuite elle était portée à la société d’impression voisine. Laquelle acceptait que les enfants travaillent à l’impression, sur les offsets quadrichromie, évidemment étroitement contrôlés par les ouvriers …

Comme le dit si bien l’Association Française pour la Lecture (AFL) des enfants destinataires d’écrits, ayant du pouvoir sur les destinations de leurs écrits et sur leur vie ne peuvent pas ne pas apprendre à lire !

De fait le couple (Pascal et ?) n’a jamais eu un seul élève  qui ne soit pas devenu lecteur (et bon lecteur !)A méditer

AUTRES

La Cen propose que les écoles deviennent des actrices du développement économique social démocratique et culturel endogène résilient et écologique du territoire les enfants apprenant par recherche action sur des projets locaux concrets, mais aussi internationaux.

(cf les enseignants de cette école de l’Ain qui a refusé que les élèves participent au projet d’aménagement d’un lac, alors que ce sont eux qui seront amenés à vivre dans son voisinage

cf à contrario une autre école (unique) proche de la précédente qui a écrit un livre remarquable sur le passé et l’avenir de leur patelin tiré à plusieurs milliers d’exemplaires : « Corcelles un village qui ne veut pas mourir  »

 

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