Connaissez vous TOMKIEWICZ et NARANDJO ?

Sur la violence l’un (Ruben Naranjo copain du Ché né à Rozario) interview l’autre (le psychiatre, disciple de Korczak, ex pédiatre polonais parti en chambre à gaz avec les enfants de orphelinat qu’il avait fondé à Varsovie, Korczak un des père de l’éducation nouvelle sociale, contemporain de Makarenko (Le poème pédagohgique) Freinet (l’éducation du travail) et tutti quanti dont le prêtre rouge et éducateur italien Don Milani Lorenzo (lettre à une maîtresse d’école) et in fine Paulo FREIRE (Pédagogie de l’opprimé)

 

 

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Notes de la « transcriptrice » : Voilà, c’est tout Tom avec sa naïveté si bonne. Comme chez Korczak, il y a une espèce de rythme dans cette prosodie orale qui fait tout son charme. Quelle humilité devant l’enfant, le jeune, l’opprimé !

 

 

Notes sur le Professeur Rubén Naranjo

Note de Colette CHARLET

Rubén Naranjo est né en 1928, en Argentine. Il a fait des études aux Beaux-Arts, mais très vite, il prit conscience que l’art , la création était le bien partagé de tous les hommes, en particulier pour les gens les plus humbles, comme il aime à le dire souvent.

C’est parce qu’il traversa des évènements politiques douloureux, qu’il arrêta de peindre, il décida de se consacrer au développement d’actions culturelles transformant profondément le paysage « académique ». Il enseigna aux Beaux-Arts.

Des projets naquirent comme celui du Centre Culturel et Bibliothèque Constancio Vigil, à Rosario, dans la province de Santa Fé. Ce fut un laboratoire autogestionnaire unique en Amérique latine, parce qu’il était géré par les habitants eux-mêmes.

Il ne faut pas oublier que la ville de Rosario, fut le lieu de naissance de Che Guevara. Toute une génération est marquée par cette « aventure » politique.

Les dictatures se succédèrent avec le cortège de drames et de misère sociale, pour les plus démunis. Ce fut une période de clandestinité et de terreur.

Rubén Naranjo s’engagea  auprès de ceux qui souffraient en particulier les enfants des rues, qui sont particulièrement exposés aux violences policières. Membre de la Commission Permanente des Droits de l’Homme ; il n’a de cesse de dénoncer toutes les atteintes. C’est sur ce terrain qu’il rencontre le Dr Tomkiewicz. Il découvre l’œuvre du Dr Korczak grâce à des personnes d’origine judéo polonaise, vivant en son pays.

Il écrira de nombreux articles pour des revues, journaux, organisera des conférences pour faire connaître le travail de ces deux compatriotes polonais. Enfin, il publiera un livre : « Korczak, un maestro de humanidad ».

Actuellement, avec la crise grave que traverse son pays, il prend une part active dans le développement du foyer : « Chicos de la calle » qui accueille des Enfants des rues et organise des activités, des formations qualifiantes et débats permettant à ces jeunes de se construire une identité et de se projeter dans l’avenir. Ce travail  est un phare d’innovations en dépit de difficultés immenses. Il faisait l’admiration de Tom qui ne cessait d’en parler à ses amis et chercheurs.

Ruben Naranjo continue d’animer des ateliers de création au sein de cette association de jeunes, car pour lui s’impliquer est un combat permanent.

 

 

 

 

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